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Mis à jour le 12/12/2025

Comment savoir si vous êtes loueur en meublé professionnel (LMP) ou loueur en meublé non professionnel (LMNP) ? Bien souvent les conditions d’éligibilité au statut LMP ou LMNP sont floues pour le nouveau loueur en meublé.

Nos experts récapitulent les conditions d’obtention de chaque statut de loueur en meublé, ainsi que ses conséquences sur votre fiscalité et vous proposent un tableau des différences entre la LMNP et la LMP.

Quelles sont les conditions communes pour être LMNP ou LMP ?

Tout d’abord, être LMNP ou LMP ne signifie pas être soumis à un régime fiscal. Il s’agit d’un statut que l’on obtient en remplissant plusieurs conditions :

1. Le logement est à usage d'habitation

Que ce soit un appartement ou une maison, le propriétaire bailleur peut louer son bien meublé : 

  • en longue durée, à titre de résidence principale pour un étudiant par exemple,
  • mais aussi en courte durée (location saisonnière ou bail mobilité). 

Si le logement se situe dans un immeuble en copropriété, il faut s’assurer que le règlement de copropriété ne comporte pas d’interdiction de le louer en meublé. Par ailleurs, dans les grandes agglomérations, il existe certaines obligations légales pour la location touristique.

2. Le logement doit être meublé

Un logement meublé est un logement décent équipé d’un mobilier en nombre et en qualité suffisants pour permettre au locataire d’y dormir, manger et vivre convenablement au regard des exigences de la vie courante. 

3. Immatriculez votre activité

En tant que loueur en meublé non professionnel ou professionnel, vous devez déclarer votre activité de location meublée en remplissant un formulaire en ligne sur le guichet unique de l’INPI. Vous devez le faire dans les 15 jours suivant le début de votre activité.

En retour, vous obtiendrez de l’administration fiscale, votre numéro SIRET, correspondant à l’immatriculation de votre activité de loueur en meublé.

Si le bien ou les biens ont été acquis en indivision, il est impératif de le mentionner dans le formulaire en ligne.

Les conditions pour être Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP)

Vous avez le statut Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) si les recettes annuelles retirées de la location meublée par l’ensemble des membres de votre foyer fiscal restent inférieures ou égales à 23 000 € ET/OU inférieures ou égales aux autres revenus d’activités.

Autrement dit, vous êtes Loueur en Meublé Non Professionnel si votre occupation de loueur en meublé ne constitue pas l’activité principale des membres de votre foyer fiscal. Le statut de loueur en meublé non professionnel est le statut le plus répandu.

Ce dernier vous permet d’exploiter votre bien immobilier en bénéficiant d’un régime souple et favorable.

Les conditions pour être Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP)

Vous avez le statut Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) si les recettes annuelles retirées de la location meublée par l’ensemble des membres de votre foyer fiscal restent inférieures ou égales à 23 000 € ET/OU inférieures ou égales aux autres revenus d’activités.

Autrement dit, vous êtes Loueur en Meublé Non Professionnel si votre occupation de loueur en meublé ne constitue pas l’activité principale des membres de votre foyer fiscal.

Le statut de loueur en meublé non professionnel est le statut le plus répandu. Ce dernier vous permet d’exploiter votre bien immobilier en bénéficiant d’un régime souple et favorable.

Les conditions pour être Loueur en Meublé Professionnel (LMP)

Pour plus d'informations sur le statut LMP, regardez la vidéo  :

Vous aurez le statut de loueur en meublé professionnel, si vous remplissez les deux conditions suivantes :

Les recettes annuelles retirées de l’activité de location meublée par l’ensemble des membres de votre foyer fiscal :
  • doivent être supérieures à 23 000 € (loyers charges comprises) ;
  • doivent excéder les autres gains professionnels de votre foyer fiscal.

Toute personne ne réunissant pas ces conditions se verra refuser le statut de loueur en meublé professionnel.

Attention, auparavant, pour avoir le statut LMP, il était également nécessaire qu’un des membres du foyer fiscal soit inscrit au registre du commerce et des sociétés (RCS) en qualité de loueur en meublé professionnel.

Le Conseil constitutionnel, dans sa décision rendue le 8 février 2018, a censuré cette condition d’inscription au RCS. Seules les conditions relatives aux recettes doivent désormais être respectées pour bénéficier du statut LMP.

En conséquence, les propriétaires-bailleurs qui remplissent ces 2 conditions deviennent LMP.

Fiscalité des déficits : LMP vs LMNP

Le traitement des déficits diffère fortement selon que vous relevez du LMNP ou LMP. 
Attention, ces mécanismes ne s'appliquent que si vous vous êtes au régime réel.

Les déficits en LMP

En LMP au réel, les charges peuvent créer un déficit fiscal. Ce déficit peut être imputé sur votre revenu global, ce qui réduit l’imposition de l’ensemble de votre foyer fiscal. Lorsque le déficit n’est pas entièrement utilisé au cours de l’année, il peut être reporté pendant 6 ans.

Les déficits en LMNP

En LMNP au réel, le mécanisme est plus restreint. Les déficits ne peuvent s’imputer que sur vos bénéfices industriels et commerciaux (BIC) non professionnels issus de la location meublée. Les déficits non utilisés peuvent se reporter pendant 10 ans, exclusivement sur des bénéfices LMNP futurs.

Et les amortissements ?

En LMNP au régime réel simplifié, l’amortissement permet de répartir chaque année la valeur du logement et du mobilier sur leur durée d’utilisation, afin de refléter leur usure naturelle et les travaux réalisés (construction, reconstruction, amélioration).

Cette déduction réduit le résultat fiscal de l’activité, mais ne peut pas générer de déficit fiscal.

En LMP, le principe est identique : les amortissements viennent diminuer le bénéfice imposable de l’activité, mais ils ne créent jamais de déficit imputable sur le revenu global du foyer.

Les erreurs fréquentes

  • Confusion entre amortissements et déficits : les amortissements réduisent le résultat fiscal mais ne peuvent jamais créer ou augmenter un déficit ;
  • Imputation mal comprise : un déficit LMNP ne s’impute jamais sur le revenu global, même en cas de montants importants ;
  • Statut mal anticipé : certains bailleurs franchissent les seuils du LMP sans s’en rendre compte et appliquent par erreur les règles LMNP pour le traitement des déficits.

Passage du LMNP au LMP : seuils, conséquences et démarches

Comment éviter le passage de LMNP à LMP ?

Vous êtes loueur en meublé non professionnel et vous craignez de passer en LMP (Location Meublée Professionnelle) ?

Dans ce cas, veillez à conserver des revenus d’activité supérieurs à ceux tirés de la location meublée, ou faites en sorte que vos revenus locatifs bruts (loyers charges comprises) restent inférieurs à 23 000 €.

Si les recettes issues de votre activité locative sont inférieures à 23 000€ par an ou qu’elles n’excèdent pas vos autres revenus d’activité, vous resterez LMNP.

Exemples :

  • 20 000 € de gains obtenus avec la location meublée : vous êtes LMNP
  • 24 000 € de gains obtenus avec la location meublée et 30 000 € de salaire en France : Vous êtes LMNP
  • 24 000 € de gains de location meublée et 10 000 € de salaire en France : Vous êtes LMP.

Pour les LMNP expatriés (non-résidents), les revenus issus de la location meublée doivent être comparés aux autres revenus d’activité imposables en France en application de la législation fiscale française et des conventions fiscales internationales.

Quelles conséquences en cas de passage en LMP ?

Le passage en LMP s’apprécie année par année : dès lors que les seuils sont dépassés au cours d’une année civile, le statut change pour l’année considérée. Ce basculement entraîne plusieurs conséquences.

Conséquences sociales

L’activité de LMP est considérée comme professionnelle. Vous relevez alors du régime des travailleurs indépendants et dépendez de la Sécurité sociale des indépendants.

Vous n’êtes plus soumis aux prélèvements sociaux de 17,2 %, mais à des cotisations sociales, comprises entre 35 % et 40 % des bénéfices réalisés.

Conséquences fiscales

Le traitement des déficits et des plus-values change immédiatement :

  • Les déficits deviennent imputables sur le revenu global (hors amortissements)
  • Les plus-values relèvent du régime des plus-values professionnelles.

La qualification LMP s’applique pour l’année où les conditions sont remplies.

Et la CFE ?

Le passage en LMP n’a pas d’impact sur l’assujettissement à la CFE : LMNP et LMP sont soumis à cette contribution. Les cas d’exonération (par exemple la première année d’activité) s’apprécient aussi indépendamment du statut.

Démarches administratives et retour éventuel en LMNP

Lorsque votre activité devient LMP, vous devez vous inscrire auprès de l’URSSAF / Sécurité sociale des indépendants. Cette formalité va entraîner l’ouverture d’un compte cotisant et la mise en place des appels de cotisations provisionnelles. La régularisation s’effectue ensuite selon le bénéfice réel déclaré.

L’année suivante, si vous ne remplissez plus les conditions (recettes < 23 000 € ou recettes < revenus d’activité), vous rebasculez automatiquement en LMNP.

Aucune démarche n’est requise : la qualification dépend mécaniquement des niveaux de revenus constatés année après année.

Checklist pour anticiper le passage vers le statut LMNP / LMP

1. Suivi des recettes

  • Vérifier chaque année que vos recettes locatives restent inférieures à 23 000 €.
  • Comparer les recettes locatives aux autres revenus d’activité du foyer.
  • Anticiper le passage LMNP → LMP si les seuils sont dépassés.

2. Obligations administratives en cas de passage en LMP

  • S’inscrire auprès de l’URSSAF / Sécurité sociale des indépendants.
  • Créer ou mettre à jour le compte cotisant et suivre les appels de cotisations.

3. Organisation et archivage

  • Tenir à jour un tableau ou un suivi des recettes et des seuils.
  • Archiver tous vos documents et pièces comptables.
  • Conserver toutes les pièces justificatives pour les impôts (déclarations de revenus, avis de cotisations, relevés URSSAF).

LMP ou LMNP : quel statut choisir ?

Les critères de décision 

Pour choisir le statut le plus adapté à votre situation, vous pouvez prendre en compte les critères suivants.

Vos recettes annuelles :

  • Si vos recettes locatives sont inférieures à 23 000 € et/ou inférieures à vos autres revenus → LMNP.
  • Si vos recettes dépassent 23 000 € et excèdent vos autres revenus → LMP.

La part de ces revenus dans votre foyer fiscal :

  • Activité locative non principale → LMNP.
  • Activité locative principale → LMP.

Le type de location :

  • Location courte durée (saisonnière, bail mobilité) dans une grande ville → Cette activité peut générer des recettes élevées. Dans ce cas, certains bailleurs peuvent dépasser les seuils du LMNP et basculer en LMP.
  • Location longue durée → Cette activité produit généralement des revenus plus stables et souvent inférieurs aux autres revenus du foyer. Dans ce contexte, le statut LMNP reste suffisant et plus simple à gérer.

Votre objectif fiscal :

  • En LMP, votre statut professionnel vous permet d’imputer les déficits générés par l’activité (hors amortissements) sur votre revenu global. Cela peut être particulièrement intéressant si vous avez plusieurs biens ou des charges importantes : vous réduisez l’imposition globale de votre foyer.
  • En LMNP : vous pouvez amortir votre bien et votre mobilier au réel pour réduire le résultat imposable, mais vous ne bénéficiez pas de l’imputation des déficits sur le revenu global. Si l’optimisation fiscale n’est pas votre priorité, LMNP peut suffire.

La durée de détention du bien et la stratégie de sortie :

  • En LMP, les plus-values sont traitées comme professionnelles. Il y a deux catégories : plus-value court terme (actifs détenus < 2 ans ou amortissements) et long terme (> 2 ans). Vous pouvez bénéficier d’une exonération de plus-value LMP si vous exercez au moins 5 ans et que vos recettes restent sous certains seuils.
  • En LMNP, jusqu’en 2024, les amortissements n’étaient pas intégrés dans le calcul de la plus-value, ce qui constituait un avantage fiscal. Depuis 2025, les amortissements doivent être réintégrés, ce qui modifie l’impact fiscal lors de la revente.

Ainsi, si vous prévoyez de revendre votre bien après quelques années :

  • En LMP, vous pouvez viser l’exonération après 5 ans, si vos conditions le permettent.
  • En LMNP, l’amortissement réduit fortement votre résultat pendant l’exploitation, mais la réintégration à la revente signifie que votre plus-value imposable sera plus élevée qu’auparavant. Une détention longue permet toutefois d’en limiter l’impact fiscal grâce aux abattements pour durée.

Exemples

Cas n° 1 : un salarié avec des revenus élevés
Un salarié perçoit 50 000 € par an et possède un appartement en location meublée générant 20 000 € de recettes. La location ne constitue pas son activité principale.
Le statut LMNP est donc le plus adapté.

Cas n° 2 : un foyer avec plusieurs biens générant un déficit
Une famille possède plusieurs appartements. Cela leur permet de générer 30 000 € de recettes annuelles. Les charges et amortissements sont importants, ce qui crée un déficit.
Le statut LMP est recommandé : il permet d’imputer le déficit sur le revenu global, hors amortissements, et d’optimiser la fiscalité. Il faudra toutefois comparer ces recettes aux autres revenus du foyer pour savoir si le statut LMP est possible.

Cas n° 3 : un investisseur en location courte durée en ville
Un investisseur loue un appartement en centre-ville pour de la location saisonnière. Ses recettes dépassent ou approchent les seuils du LMP. Il peut soit réduire le nombre de jours de location ou le montant des loyers pour rester en LMNP, soit accepter le passage en LMP.
Pour prendre la bonne décision, il doit estimer les impacts fiscaux et sociaux de chaque option, en simulant ses recettes, ses déficits potentiels, ses cotisations sociales et le traitement des plus-values.

Différences entre le statut LMP et LMNP

Voici un tableau récapitulatif des caractéristiques fiscales de chaque statut :

LMP LMNP
Imputation des déficits de l’activité de location meublée
Le déficit généré en qualité de LMP est imputable sur le revenu global sans limitation de montant.
Si ce dernier n’est pas suffisant, l’excédent est reporté sur le revenu global des 6 années suivantes
Le déficit généré en qualité de LMNP s’impute pendant 10 ans sur les revenus de même nature, c’est-à-dire sur des bénéfices tirés de la location meublée exercée à titre non professionnel.
IFI – Impôt sur la fortune immobilière
Exonération d’IFI si :
  • la location meublée est l’activité professionnelle principale
    (ce n’est pas le cas du LMP qui a une activité salariée à temps plein)
  • les recettes sont supérieures à 23 000 €
  • les revenus nets tirés de l’activité
    (et non les recettes comme pour la qualification de LMP) représentent plus de 50 % des revenus professionnels
    (les pensions et retraites ne sont pas prises en compte pour le calcul)
Non exonéré
La valeur du bien doit être prise en compte pour le calcul de l’assiette d’imposition à l’IFI (déduction faite, dans le cas d’un bien financé au moyen d’un prêt, du capital restant dû au 1er janvier de l’année d’imposition)
Régime social
Cotisations sociales comprises entre 35 % et 40 % des bénéfices réalisés
Forfait minimum en l’absence de bénéfice :
1 145 €
Prélèvements sociaux 17,2 % des revenus imposables
Cas particulier des locations saisonnières :
  • Les LMNP, dont les recettes annuelles issues d’une activité de location de courte durée (type Airbnb) sont supérieures à 23 000 €, sont assujettis aux cotisations sociales (entre 35 % et 40 % des bénéfices réalisés ou forfait minimum de 1 145 € en l’absence de bénéfice)
  • Possibilité de s’affilier au régime général de la Sécurité sociale si les recettes sont inférieures à 77 700 €
Régime des plus-values en cas de vente du bien loué meublé
Le statut dépend du montant des recettes perçues l’année de la vente
Régime des plus-values professionnelles avec décomposition en plus-value à court terme (détention depuis moins de 2 ans ou amortissements) et plus-value à long terme
Activité exercée depuis plus de 5 ans en LMP :
  • PV exonérée si les recettes sont < à 90 000 €
  • Exonération partielle si elles sont < à 126 000 €
Cas particulier des chambres d’hôtes et meublés de tourisme :
le seuil d’exonération des plus-values reste fixé à 250 000 € au lieu de 90 000 €. L’exonération est partielle si les recettes sont comprises entre 250 000 et 350 000 €
Impôt sur la plus-value à court terme :
impôt sur le revenu + cotisations sociales
Impôt sur la plus-value à long terme :
12,8 % + prélèvements sociaux 17,2 %
Régime des plus-values des particuliers avec abattements légaux sur l’impôt sur le revenu (exonération après 22 ans de détention) et sur les prélèvements sociaux (exonération après 30 ans)
  • Impôt sur la plus-value : 19 % + prélèvements sociaux : 17,2 %
  • Taxe supplémentaire en cas de plus-value imposable supérieure à 50 000 €
  • Le taux varie de 2 % à 6 % selon le montant de la plus-value réalisée
Possibilité de faire une simulation sur le site des Notaires de France
TVA et para-hôtellerie
Exonération de TVA sauf si au moins 3 prestations para-hôtelières sont fournies parmi les 4 suivantes :
  • accueil physique de la clientèle ;
  • service de petit déjeuner ;
  • nettoyage régulier du logement ;
  • fourniture de linge de maison.
Exonération de TVA sauf si au moins 3 prestations para-hôtelières sont fournies parmi les 4 suivantes :
  • accueil physique de la clientèle ;
  • service de petit déjeuner ;
  • nettoyage régulier du logement ;
  • fourniture de linge de maison.
Dans ce cas, la TVA doit être facturée et déclarée.
Le loueur peut récupérer la TVA sur l’acquisition du bien et les charges liées à l’activité.
Dans ce cas, la TVA doit être facturée et déclarée.
Le loueur peut récupérer la TVA sur l’acquisition du bien et les charges liées à l’activité.


Comme nous avons pu le voir dans cet article, les statuts LMNP et LMP comportent des avantages et des inconvénients. L’un comme l’autre peuvent être très intéressants.

Dans les faits, cela dépend de nombreux paramètres qu’il convient d’anticiper, et notamment en cas de projet de cession, de retrait d’actif ou de la cessation complète de votre activité locative.

Vous avez des questions sur la fiscalité des locations meublées ?

 Contactez-nous

FAQ

Comment savoir si je suis LMP ?

Le caractère professionnel de l’activité de loueur en meublé s’apprécie au regard des seules deux conditions ci-dessous (prévues au 2 du IV de l’article 155 du Code général des impôts) : les recettes annuelles retirées de l’activité de location meublée par l'ensemble des membres du foyer fiscal excèdent 23 000 euros et ces recettes sont prépondérantes par rapport aux autres revenus d’activité du foyer fiscal. Si vous remplissez ces 2 conditions, vous êtes LMP !

LMNP ou LMP : les conditions sont-elles cumulatives ou alternatives ?
Les conditions pour être LMP sont cumulatives. Il faut à la fois dépasser 23 000 € de recettes annuelles issues de la location meublée ET que ces recettes soient supérieures aux autres revenus d’activité du foyer fiscal. Si l’un de ces deux critères n’est pas rempli, vous restez LMNP.

Puis-je rester LMNP si mes recettes dépassent 23 000 € mais sont inférieures à 50 % de mes revenus ?
Même si vos recettes dépassent 23 000 €, vous restez LMNP tant qu’elles ne dépassent pas les autres revenus d’activité de votre foyer fiscal. Il n’y a pas de seuil de 50 %. Il s’agit d’une confusion fréquente qui ne figure pas dans la réglementation officielle.

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F.A.Q sur LMNP ou LMP ?

Le caractère professionnel de l’activité de loueur en meublé s’apprécie au regard des seules deux conditions ci-dessous (prévues au 2 du IV de l’article 155 du Code général des impôts) :

➔ les recettes annuelles retirées de l’activité de location meublée par l'ensemble des membres du foyer fiscal excèdent 23 000 euros et
➔ ces recettes sont prépondérantes par rapport aux autres revenus d’activité du foyer fiscal.

Si vous remplissez ces 2 conditions, vous êtes LMP !

Miniature Mallory Boutron Article rédigé par Mallory Boutron

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