Suivez-nous !

Sommaire

Vous êtes propriétaire d’un bien et souhaitez le louer en meublé ? Vous ne savez pas comment rédiger le bail, ou quel est le modèle de contrat de location meublé adapté à votre besoin ? Nous vous expliquons tout ce que vous devez savoir pour établir un bail de location meublée sans risque d’erreur !

JD2M met à votre disposition des modèles de baux gratuits pour la location meublée :

Accédez aux modèles de bail (PDF, Word,bail numérique)

Comment faire un bail de location meublée ?

Pour bien comprendre toutes les spécificités liées aux contrats de location meublée, découvrez la vidéo explicative de Baptiste Bochart, juriste chez JD2M.

Qu’est-ce qu’un bail meublé ?

Un contrat de location meublée désigne un document juridique liant le bailleur et son locataire lors de la mise à disposition d’un logement meublé.

Pour établir un contrat de location meublée, il faut donc que le bien mis en location soit considéré comme un logement meublé. Le logement doit être équipé, au minimum, de l’ensemble des meubles et fournitures listés par le décret n°2015-981 du 31 juillet 2015.

Consultez la liste des équipements obligatoires

Quelles sont les parties du contrat de location meublée ?

Le bail meublé doit contenir la mention des nom, prénom et adresse du propriétaire, et éventuellement du mandataire s’il y a lieu.
Dans le cas d’un logement en indivision, les informations de chacun des indivisaires devront figurer sur le bail.

De la même manière, le bail devra mentionner l’identité du ou des locataires, et être signé par au moins un parent ou tuteur dans le cas d’un mineur.

Quelle est la durée d’un bail meublé ?

L’un des grands avantages de la location meublée, est qu’elle ouvre aux propriétaires le choix entre différents types de contrat, dont les durées peuvent varier.

Dans la plupart des cas, la durée du bail sera fixée à l’avance et devra figurer sur le contrat, qui prendra fin à son échéance.

Toutefois, dans le cas d’un bail meublé longue durée, c’est la durée minimale du bail, d’au moins un an, qui devra être indiquée.
Il convient de porter une attention particulière au choix de la durée d’un contrat de location de meublé en longue durée car c’est cette dernière qui sera prise en compte pour la tacite reconduction du contrat.

Résiliation et préavis pour le locataire et le bailleur

Pour le locataire : un préavis d’un mois, sans justification

Le locataire peut quitter le logement meublé à tout moment, à condition de respecter un préavis d’1 mois. Il n’a pas à motiver sa décision.

Il dispose de plusieurs moyens pour transmettre son congé au bailleur :

  • Lettre recommandée avec avis de réception (LRAR) ;
  • Remise en main propre contre récépissé ;
  • Signification par commissaire de justice (cas plus rare en cas de litige entre les parties).

Dans tous les cas, le préavis débute toujours à la date de réception du congé par le bailleur.

Pour le bailleur : un congé strictement encadré

Contrairement au locataire, le bailleur ne peut donner congé qu’à l’échéance du bail, et en respectant un préavis de 3 mois.

Le congé doit obligatoirement reposer sur l’un des motifs légaux suivants :

  • Reprise pour habiter (pour le bailleur ou un proche) ;
  • Vente du logement ;
  • Motif légitime et sérieux, généralement lié au comportement du locataire (impayés, troubles, etc.).

Notez qu’il existe des protections spécifiques pour certains locataires. Ainsi, les personnes de plus de 65 ans ne peuvent se voir donner congé par le bailleur que dans des conditions strictes. Dans certains cas, le bailleur doit justifier d’un motif légal valable et parfois proposer un relogement adapté avant de pouvoir récupérer son bien.

Quelles sanctions en cas de congé irrégulier ou frauduleux ?

Si le bailleur remet un congé qui ne respecte pas la loi, celui-ci peut être annulé. Le locataire reste dans le logement et le bail se poursuit automatiquement.

Dans les cas graves, le bailleur personne physique risque une amende pouvant atteindre 6 000 €.

Comment faire un bail de particulier à particulier ?

Il est parfaitement possible de conclure un contrat entre particuliers, sans l’intervention d’un tiers. Toutefois, procéder de la sorte demande de porter une attention particulière au moment de la rédaction du bail de location meublée, et ce quel que soit son type.

À ce titre, il peut être utile de recourir à un modèle de bail téléchargeable en PDF ou Word que vous pourrez compléter avec vos informations personnelles.

Attention, dans le cadre d’un bail meublé longue durée, ou d’un bail mobilité, certains éléments doivent impérativement figurer sur le bail.

La description détaillée du logement meublé

Pour être valable, un contrat de location meublée doit impérativement contenir :

  • L’adresse exacte de la location meublée ;
  • La nature du logement et sa description ainsi que la mention de la surface habitable ;
  • Les parties, équipements et accessoires de l’immeuble à usage commun ainsi que les équipements d’accès aux technologies de l’information et de la communication.

La date de prise d’effet du bail et le loyer

Le bail de location doit également mentionner les éléments relatifs à son exécution, à savoir :

  • La date de prise d’effet du bail et sa durée ;
  • Le montant du loyer et des charges ainsi que les modalités de paiement et éventuellement de révision annuelle ;
  • Le montant et la date de versement du dernier loyer appliqué au précédent locataire, dès lors que ce dernier a quitté le logement depuis moins de 18 mois.
  • La nature et le montant des travaux effectués dans le logement depuis la fin du dernier contrat de location ou depuis le dernier renouvellement du bail.

À noter :

Dans certaines communes, les loyers sont soumis à un encadrement. Il convient donc de se renseigner à l’avance si le logement est situé dans une telle zone. Si c’est le cas, le contrat devra également mentionner le loyer de référence et le loyer de référence majoré.

En cas de contrat étudiant ou de bail mobilité, il est nécessaire d’ajouter le motif justifiant l’établissement d’un tel type de bail.

L’utilité d’une clause de dépôt de garantie

Si elle n’est pas obligatoire, il reste fortement recommandé de prévoir une telle clause dans un contrat de location meublée, afin de se prémunir contre les risques de dégradations et d’impayés.

Attention toutefois : le montant du dépôt de garantie ne peut pas dépasser celui de deux mois de loyer hors charges. Il ne peut être modifié pendant toute l’exécution du contrat.

Au départ du locataire, le délai pour restituer le dépôt de garantie est de deux mois, et passe à un mois si l’état des lieux de sortie est conforme à l’état des lieux d’entrée. En cas de retenue, il est capital de conserver les preuves des dégradations, comme :

  • l’état des lieux de sortie ;
  • les factures des réparations effectuées ;
  • les devis ou estimations de remplacement des équipements ou mobiliers endommagés ;
  • les photos ou documents attestant de l’état du logement avant et après la location.

Si le bailleur restitue le dépôt de garantie après le délai légal, il doit verser au locataire une somme égale à 10 % du loyer mensuel par mois de retard. Par exemple, pour un loyer de 600 € et un retard de 2 mois dans la restitution du dépôt, le bailleur devra verser 120 € (60 € par mois de retard) en plus du dépôt de garantie au locataire.

Notez enfin que si le loyer est payé trimestriellement, le versement d’un dépôt de garantie n’est pas possible.

À noter :

En cas de bail mobilité, le bailleur a l’interdiction de demander le versement d’un dépôt de garantie, cette interdiction doit par ailleurs être rappelée par écrit dans le bail.

Les clauses résolutoires obligatoires et clauses abusives

Depuis la loi du 27 juillet 2023, le bailleur a l’obligation de faire figurer une clause résolutoire dans le bail de location. Celle-ci définit les situations dans lesquelles le bailleur peut rompre le contrat, sans avoir besoin de saisir un juge.

Les motifs obligatoires à inclure sont le non-paiement du loyer et/ou des charges et le non-versement du dépôt de garantie.

Il est possible aussi d’ajouter d’autres motifs, tels que :

  • le défaut d’assurance habitation du locataire ;
  • les dégradations avérées du logement ;
  • les troubles importants du voisinage.

À l’inverse, certaines clauses sont considérées comme abusives et sont donc interdites dans un bail meublé. Par exemple, le bailleur ne peut pas :

  • imposer le paiement du loyer par prélèvement automatique ;
  • obliger le locataire à souscrire une assurance auprès d’une compagnie précise ;
  • interdire au locataire d’héberger des proches ;
  • prévoir des pénalités forfaitaires excessives.

Vous pouvez retrouver l’ensemble des clauses interdites sur le site Service-Public.

Comment fixer le loyer en meublé ?

Encadrement à la relocation en zone tendue

L’encadrement des loyers est un dispositif légal qui fixe des limites à l’augmentation du loyer lors de la mise en location d’un logement dans le cadre d’un bail d’habitation classique ou d’un bail mobilité. Il concerne principalement les zones dites « tendues ». Dans ces communes, l’offre de logements disponibles est nettement inférieure à la demande.

Lors de la relocation d’un logement situé en zone tendue, le bail doit indiquer le dernier loyer appliqué si le locataire précédent a quitté le logement depuis moins de 18 mois. Le nouveau loyer ne pourra pas dépasser ce montant, sauf dans certains cas précis :

  • Le propriétaire a effectué des travaux qui ont amélioré le confort ou les prestations du logement ;
  • Le loyer précédemment appliqué était nettement inférieur aux loyers pratiqués pour des logements comparables dans le quartier ;
  • Le logement est resté inoccupé pendant une longue période (augmentation possible uniquement sous réserve du respect de la réglementation et des exigences du diagnostic énergétique).

Dans certaines communes situées en zone tendue, les règles sont encore plus strictes. Le bail doit alors indiquer :

  • le loyer de référence, c’est-à-dire le loyer moyen pratiqué pour des logements similaires dans la zone ;
  • le loyer majoré, c’est-à-dire le plafond légal que le bailleur ne peut pas dépasser. Il correspond au loyer de référence augmenté d’un pourcentage fixé par la réglementation locale.

En pratique : le bailleur ne peut pas demander plus que ce loyer majoré, sauf si le logement offre des prestations exceptionnelles (surface plus grande, confort supérieur, équipements particuliers). Dans ce cas, il peut alors ajouter un complément de loyer.

Révision annuelle du loyer

Le bail peut inclure une clause d’indexation. Celle-ci autorise le bailleur à réviser le loyer chaque année. Cette clause doit préciser :

  • l’indice de référence utilisé : c’est la catégorie d’indice choisie dans le bail pour calculer la révision (par exemple, l’IRL pour les loyers d’habitation, ou un autre indice dans d’autres types de baux) ;
  • l’IRL publié par l’Insee : c’est la valeur chiffrée réelle de l’indice pour la période considérée ;
  • la formule de calcul applicable.

Exemple : pour un loyer de 800 € et un IRL ayant augmenté de 2 % sur un an, le loyer révisé sera de 816 €.

Quelles sont les responsabilités et obligations des parties ?

Pour le propriétaire-bailleur

En tant que bailleur d’un logement meublé, un certain nombre d’obligations seront à votre charge :

  • L’obligation de délivrance du bien loué meublé
    Le logement doit être considéré comme décent au sens de l’article 1719 du code civil, et doit être remis au locataire en bon état, de même que tous les équipements qui s’y trouvent.
  • L’obligation d’entretien et de réparation des lieux loués
    Cette obligation est permanente, et vous impose, pendant la durée du bail, de faire toutes les réparations qui pourraient être nécessaires afin de maintenir le logement en état de servir à l’usage pour lequel il a été loué.
  • L’obligation d’installation et d’entretien des détecteurs de fumée
    Depuis 2015, tout logement doit être équipé, au minimum, d’un détecteur de fumée.
  • La garantie des vices cachés
    Elle vous impose de garantir votre locataire contre les vices ou défauts du logement qui en empêcheraient l’usage.
  • La garantie d’éviction
    Elle protège le locataire des nuisances causées par le propriétaire et, éventuellement, les tiers selon les circonstances.
  • La sécurité des piscines
    Dans le cas où le logement possède une piscine privée, l’installation d’un dispositif de sécurité est à la charge du propriétaire.

Pour le locataire

Tout comme le propriétaire, le locataire se doit de respecter certaines obligations :

  • L’usage raisonnable du bien loué
    Le locataire s’engage à adopter un comportement respectueux visant notamment à ne pas troubler la tranquillité du voisinage, et à ne pas transformer l’appartement.
  • Le paiement du loyer et des charges
    Le locataire doit s’en acquitter aux termes convenus par le contrat.
  • Les réparations locatives
    Pour mieux distinguer les réparations incombant au propriétaire de celle incombant au locataire, il peut être utile de se reporter au décret n° 87-712 du 26 août 1987 fixant les obligations d’entretien et de réparations qui existent à la charge du locataire.
  • La souscription d’une assurance
    Si elle n’est obligatoire que pour les contrats soumis à la loi du 6 juillet 1989 (bail longue durée, étudiant et mobilité), il s’avère souvent indispensable de faire souscrire au locataire une assurance multirisque habitation.

Quels sont les différents types de bail meublé ?

Le choix du contrat de location meublée est déterminé par la situation de votre locataire. Le logement loué sera-t-il sa résidence principale ?

Si le bien loué est la résidence principale du locataire

Le bail meublé longue durée

Dès lors qu’il est clairement établi que le logement meublé va devenir la résidence principale de votre locataire, il vous faudra établir un contrat de location meublée longue durée, qui est la forme obligatoire pour un bail meublé en résidence principale, réglementé par la loi du 6 juillet 1989.

Rappel : La résidence principale est entendue comme le logement occupé au moins huit mois par an, sauf obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure, soit par le preneur ou son conjoint, soit par une personne à charge au sens du code de la construction et de l’habitation.

Téléchargez gratuitement le modèle de contrat « résidence principale du locataire » (en PDF, Word ou bail numérique) :

Accédez à notre modèle de bail (PDF, Word,bail numérique)

Le bail de location meublée est établi pour une durée minimale d’un an, et est reconduit automatiquement à échéance.
Si vous souhaitez y mettre un terme, vous devrez respecter un délai de préavis de 3 mois avant la date anniversaire du contrat et motiver votre décision.

À noter :

Le délai de préavis ne commence à courir qu’à réception du congé par le locataire. Pour éviter tout litige, respectez les conditions imposées par l’article 25-8 de la loi du 6 juillet 1989.

Le cas particulier du contrat de location meublée étudiant

Dans le cas d’un locataire étudiant, vous pouvez choisir de conclure un bail meublé étudiant, qui est une variante au bail de location longue durée, et qui permet de ramener la durée du contrat à 9 mois.
Il suffit pour cela de préciser la nature du bail sur le contrat, et de recueillir la preuve du statut d’étudiant du locataire.
En contrepartie, le bail n’est pas reconductible, et prend fin à la date prévue, sans qu’il soit nécessaire de délivrer un congé à votre locataire.

Ce type de contrat peut se révéler particulièrement intéressant si vous souhaitez pouvoir profiter de votre bien une partie de l’année, notamment la période estivale.

Si le bien loué n’est pas la résidence principale du locataire :

Le cas particulier du bail mobilité

Sur le même principe que le bail meublé étudiant, vous pouvez louer votre bien en vertu d’un bail meublé mobilité.

D’une durée comprise entre 1 et 10 mois, il peut être établi seulement si le locataire justifie, à la date de prise d’effet du bail, se trouver dans l’une des situations prévues par la loi, liées à sa formation ou son activité professionnelle. Le motif justifiant sa constitution doit impérativement figurer sur le bail.
Il est possible de modifier la durée du bail une fois, par avenant, et en cours de bail, à condition que la durée de location totale n’excède pas celle de 10 mois.
Attention, car le bail meublé mobilité n’est pas reconductible. Si le locataire souhaite rester dans le bien et que vous l’acceptez, il vous faudra conclure un bail meublé longue durée.

Le bail saisonnier

Si vous destinez votre logement à l’accueil d’une clientèle saisonnière, vous pouvez louer votre bien en vertu d’un bail de location saisonnière meublée. En ce cas, le bail peut être établi pour une durée comprise entre 1 et 90 jours et prend fin à la date prévue par le contrat.
À noter : Il existe une limite maximale de 90 jours d’occupation consécutifs par une même personne.

Téléchargez gratuitement le modèle de contrat de location saisonnière :

Accédez à notre modèle de bail (PDF, Word,bail numérique)

Pensez toutefois à vérifier au préalable l’absence d’une clause d’habitation bourgeoise dans le règlement de copropriété de votre immeuble. Elle pourrait vous empêcher de louer votre bien en vertu d’un bail saisonnier.

À noter : Louer un logement en vertu d’un bail saisonnier peut amener des formalités supplémentaires, comme une déclaration en mairie, ou l’obtention d’une autorisation de changement d’usage avant de démarrer votre activité.

Le bail code civil

Vous avez enfin la possibilité de conclure un bail résidence secondaire du locataire, aussi appelé bail code civil.

Ce cas de figure particulier concerne les logements que les locataires occuperont à titre de résidence secondaire, conservant leur résidence principale par ailleurs. Il concerne également les cas où le contrat de location est conclu avec une société.

À noter :

Le bail code civil (ou contrat résidence secondaire du locataire) ne comporte aucune clause obligatoire, il est donc largement recommandé de s’adresser à un professionnel pour l’établissement de ce type de contrat.

Colocation meublée (bail unique vs bail individuel)

Si vous louez un logement en colocation, vous avez le choix entre deux types de contrats : un bail collectif ou un bail individuel.

Avec un bail collectif, tous les colocataires signent un seul contrat qui les lie ensemble au propriétaire :

  • Ils sont solidaires du paiement du loyer et des charges : si l’un d’eux ne paie pas sa part, le propriétaire peut exiger le règlement de la totalité du loyer auprès des autres colocataires ;
  • Le dépôt de garantie est unique : il est versé une seule fois pour l’ensemble des colocataires, et non séparément par chacun.

Ce type de bail facilite la gestion pour le propriétaire car il n’a qu’un seul contrat à suivre et un seul paiement à contrôler. En revanche, il présente un risque plus élevé pour les colocataires.

Avec le bail individuel, chaque colocataire signe un contrat séparé. Le loyer et les charges sont payés individuellement, chacun étant responsable uniquement de sa part. Cette solution facilite la gestion des dépôts de garantie pour les colocataires, notamment pour ceux souhaitant bénéficier de la garantie Visale. Elle limite aussi les risques en cas de départ d’un colocataire, car la résiliation d’un contrat n’affecte pas les autres occupants.

Dans tous les cas, il est important de prévoir dans le bail :

  • Les modalités de remplacement d’un cotitulaire : il faut préciser si le propriétaire doit donner son accord pour l’arrivée du nouveau colocataire, comment celui-ci sera intégré au bail (dans le bail collectif ou via un nouveau contrat individuel) et quelles démarches sont nécessaires pour officialiser ce changement ;

Les règles de résiliation de son contrat

: le bail doit indiquer le délai de préavis à respecter, la forme de notification (lettre recommandée, remise en main propre, etc.) et les conditions éventuelles pour récupérer son dépôt de garantie.

Les annexes au contrat de location meublée

Dans le cas d’un bail de location meublée, la liste des pièces à annexer au contrat peut varier selon le type de bail. Toutefois, certaines sont obligatoires quel que soit le type de contrat.

Les éléments à annexer quel que soit le type de contrat

L’état des lieux

Dans le cas d’un bail en résidence principale ou d’un bail mobilité, il doit se conformer au modèle établi par le décret du 30 mars 2016, dans les autres cas, sa forme est libre.

Il est capital que ce document soit établi de la manière la plus rigoureuse qui soit lors de l’entrée dans les lieux du locataire, car c’est sur la base de ce dernier que vous pourrez constater d' éventuelles dégradations à la sortie.

L’acte de cautionnement

Dans le cas où une ou plusieurs personnes se sont portées caution pour votre locataire, il est nécessaire de faire figurer l’acte de cautionnement au contrat.
Il faudra donc annexer au contrat le document signé par la personne se portant caution en location meublée et qui, pour être valable, devra comporter un certain nombre de mentions.

L’inventaire des objets, meubles et équipements du logement loué

La présence de cet inventaire annexé au contrat est capitale, puisqu’en son absence, la qualification de logement meublé peut être remise en cause par le locataire.

Le dossier de diagnostic technique

Il contient lui-même plusieurs documents :

  • Le diagnostic de performance énergétique (DPE) ;
  • Le constat des risques d’exposition au plomb ;
  • L’état des risques et pollutions.

Notez que depuis la loi Climat et Résilience, les logements classés F ou G au Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) ne peuvent plus être loués.

À ne pas oublier en 2026

Depuis la loi Le Meur de 2025, les règles ont également été durcies pour les meublés touristiques : tout logement destiné à la location saisonnière doit disposer d’un DPE compris entre A et E.

Les logements classés F peuvent encore être loués jusqu’au 31 décembre 2033, mais les propriétaires devront réaliser des travaux afin d’améliorer la performance énergétique du logement avant cette échéance.

À partir de 2034, seuls les logements classés D ou mieux pourront être proposés à la location.

Les éléments à fournir en fonction du type de bail

Pour un bail meublé en résidence principale ou un bail mobilité

Vous devrez joindre au dossier de diagnostic technique déjà existant :

  • Le diagnostic amiante.
  • L’état de l’installation intérieure d’électricité et de gaz.
  • L’état des nuisances sonores aériennes.

Ainsi que deux autres documents :

  • Une notice d’information relative aux droits et obligations des locataires et des bailleurs, dont le contenu a été fixé par l’arrêté du 29 mai 2015 ;
  • Une copie des extraits du règlement de copropriété concernant la destination de l’immeuble, la jouissance et l’usage des parties privatives et communes, et la quote-part afférente au lot loué dans chacune des catégories de charges.

Pour un bail de location meublée saisonnière

Il vous sera nécessaire de fournir au locataire un état descriptif des lieux, ainsi que de faire remplir à tous les occupants du logement loué une fiche individuelle de police.

Le fait de meubler un logement peut apparaître comme une contrainte ; Toutefois, louer en meublé permet à son propriétaire une plus grande souplesse dans la location de ce dernier, en plus de loyers souvent plus élevés.

À cela s’ajoute la fiscalité très avantageuse des meublés par rapport aux locations vides. Pour rédiger votre contrat ou déclarer vos impôts de location meublée, faites-vous assister par un professionnel de la fiscalité du meublé !


F.A.Q

Quelle est la durée minimale d’un bail meublé et est-il reconductible ?

Le bail meublé longue durée conclu pour la résidence principale du locataire est établi pour une durée minimale d’un an. Il se reconduit automatiquement à échéance, sauf congé donné par le locataire ou le bailleur selon les conditions légales. Pour un bail étudiant, la durée minimale est de 9 mois, non reconductible. Le bail mobilité varie de 1 à 10 mois et n’est jamais reconductible.

Quel est le préavis pour un locataire en meublé ? Et pour le bailleur ?

Le locataire peut donner congé à tout moment mais il doit respecter un préavis d’un mois. Le bailleur dispose d’un préavis de trois mois avant la date anniversaire du contrat. Il a l’obligation de motiver sa décision (vente, reprise pour y habiter, motif légitime). Le congé doit être notifié par lettre recommandée, acte d’huissier ou remise contre récépissé.

Quels meubles sont obligatoires dans un meublé ?

La liste du mobilier obligatoire dans un logement meublé est fixée par le décret n° 2015‑981 du 31 juillet 2015. Elle comprend 11 éléments : literie avec couette ou couverture, dispositifs d’occultation dans les chambres, plaques de cuisson, four ou micro-ondes, réfrigérateur, vaisselle et ustensiles de cuisine, table et sièges, étagères de rangement, luminaires, matériel d’entretien.

Comment calculer la révision du loyer avec l’IRL ?

Chaque année, le bailleur peut réviser le loyer à la date convenue dans le contrat, en fonction de l’évolution de l’IRL publié par l’Insee. Pour faire ce calcul, il faut multiplier le loyer actuel par le rapport entre l’IRL du trimestre de révision et celui du même trimestre de l’année précédente. Cette révision est possible uniquement si le bail prévoit une clause d’indexation.

En zone d’encadrement, comment mentionner le loyer de référence ?

Le bail doit mentionner le loyer de référence fixé par la commune ou l’arrondissement. Le loyer appliqué au nouveau locataire ne peut pas dépasser ce montant, sauf si le logement présente des prestations exceptionnelles (surface, confort, équipements), auquel cas un loyer majoré peut être indiqué.

Forfait ou provisions de charges : que choisir et quelles conséquences ?

Au forfait, le locataire paie chaque mois un montant fixe de charges. Le propriétaire ne pourra pas régulariser cette somme, même si les dépenses réelles sont plus faibles ou plus élevées. Les provisions avec régularisation, en revanche, sont ajustées chaque année selon les dépenses réellement supportées. Le propriétaire rentre dans ses frais, mais cela nécessite un suivi plus rigoureux.

Quel montant de dépôt de garantie puis-je demander ? Et si le loyer est payé au trimestre ?

Le dépôt de garantie ne peut excéder un mois de loyer hors charges pour une location vide de longue durée et deux mois de loyer hors charges pour une location meublée de longue durée ou un bail saisonnier. Si le loyer est payé trimestriellement, le versement d’un dépôt de garantie n’est pas possible.

Qu’est-ce qu’une clause résolutoire ? Quelles sont les clauses abusives ?

La clause résolutoire énumère les manquements du locataire (impayés, défaut d’assurance, absence de dépôt de garantie, etc.) qui peuvent conduire le bailleur à demander la résiliation du bail. Elle ne produit pas d’effet automatique : une mise en demeure par huissier est obligatoire, suivie d’un délai d’un mois pour régulariser la situation. La résiliation effective ne peut intervenir qu’avec l’intervention du juge.

Certaines clauses sont interdites car abusives. Par exemple, le bailleur ne peut pas obliger le locataire à souscrire une assurance auprès d’une compagnie spécifique, imposer un paiement par prélèvement obligatoire, interdire l’hébergement de tiers ou prévoir des pénalités forfaitaires disproportionnées.

Quelles annexes sont obligatoires au bail meublé en 2025 ?

Il faut inclure l’état des lieux, l’acte de cautionnement (le cas échéant), l’inventaire des meubles et équipements, ainsi que le dossier de diagnostic technique comprenant le DPE, le constat des risques d’exposition au plomb et l’état des risques et pollutions.
Selon le type de bail, il faut peut-être ajouter le diagnostic amiante, l’état des installations d’électricité et de gaz, l’état des nuisances sonores aériennes, une notice d’information sur les droits et obligations des locataires et bailleurs et les extraits du règlement de copropriété.
Pour les locations saisonnières, un état descriptif des lieux et une fiche individuelle de police pour chaque occupant sont également requis.

Colocation meublée : bail unique ou individuel, que privilégier ?

Le bail individuel permet de sécuriser les paiements : chaque colocataire est responsable uniquement de sa part de loyer, et le départ d’un locataire n’affecte pas les autres. En revanche, il nécessite davantage de suivi, car chaque contrat doit être géré séparément. Le bail unique simplifie la gestion de la location, mais expose le propriétaire à un risque plus élevé : si un colocataire ne paie pas, les autres peuvent être tenus responsables et l’ensemble du loyer peut être compromis.


Miniature Baptiste BOCHART Article rédigé par Baptiste BOCHART

Nouveau : Modèles de contrats pour location meublée

Nos modèles types de baux de location meublée sont rédigés par notre experte juridique et entièrement personnalisables.

Accédez à nos modèles type
Le support de formation du loueur en meublé

Tout ce qu’il faut savoir avant de démarrer son projet immobilier.

Obtenez-le gratuitement
Nos offres

Bénéficiez de notre aide tout au long de l’année pour éviter le stress du mois de mai (offres compatibles si vous êtes non résident).

Dès 149€ TTC après déduction fiscale !

Découvrez nos offres
Avis clients
  • 4.8 / 5

Note moyenne donnée par 99 062 clients

Consultez tous les avis

Besoin d'aide pour choisir votre offre JD2M ?

Commencez à louer meublé bien accompagné, en faisant appel au leader de la comptabilité LMNP-LMP !

Demandez un devis

Lire aussi...