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La fiscalité des meublés de tourisme a fortement évolué suite aux réformes de 2025. Réduction des abattements, baisse des plafonds de recettes annuelles, durcissement pour les meublés non classés. La rentabilité d'un investissement saisonnier dépend désormais largement du cadre fiscal applicable et du classement du logement.

Alors faut-il privilégier un meublé classé ou non classé en 2026 ? Devez-vous opter pour le régime micro ou le régime réel ? Dans cet article, découvrez toutes les règles fiscales et les taux d'imposition en vigueur selon votre situation !

Meublé de tourisme : définition

Qu'est-ce qu'un meublé de tourisme ? Il s'agit d'un appartement ou une maison loués meublés à une clientèle touristique. Les conditions pour la location sont les suivantes :

  • Le logement doit être meublé ;
  • Le logement doit être indépendant (il ne propose pas d'équipements communs, comme les résidences services) ;
  • La durée de location ne doit pas excéder 90 jours consécutifs non renouvelables ;
  • L'appartement (ou la maison) loué peut constituer la résidence principale du loueur (occupation de 8 mois minimum par an) mais pas la résidence principale du locataire.

Bon à savoir :

Les propriétaires de meublés de tourisme doivent enregistrer leur logement en mairie avec le formulaire Cerfa n° 14004*04 sous peine d'amende.

Les propriétaires qui occupent le bien au moins 8 mois dans l'année en sont théoriquement exonérés. Dans les faits, la plupart des grandes villes ont rendu l'enregistrement obligatoire pour tous les appartements ou maisons touristiques.

Le statut fiscal du meublé de tourisme dépend directement de son classement et du régime d'imposition choisi.

Qu'est-ce que le classement des meublés de tourisme ?

Les loueurs en meublé peuvent décider de demander le classement de leur bien immobilier (Art D. 324-2 du Code du tourisme).

Le classement ou non du logement touristique est laissé à l'appréciation d'un organisme de contrôle accrédité. Le classement d'un meublé de tourisme est un point stratégique pour la fiscalité du loueur saisonnier. Il conditionne notamment le niveau d'abattement applicable dans le cadre du régime micro-BIC et influence donc directement l'imposition des recettes locatives. Le classement est en revanche sans incidence en cas d'option pour le régime réel simplifié.

Qui peut louer un meublé de tourisme ?

La location de meublés de tourisme est accessible aux propriétaires-bailleurs qui ont le statut de loueur en meublé professionnel (LMP) ou non professionnel (LMNP).

Les SCI (Sociétés Civiles Immobilières) peuvent également en louer. Le régime d'imposition est l'impôt sur les sociétés dans la plupart des cas.

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Attention : le statut LMNP ou LMP est distinct du régime fiscal (micro-BIC ou réel).

Fiscalité des meublés de tourisme : des changements depuis 2025

La fiscalité des locations meublées de tourisme a été modifiée par la loi de finances 2025 et les réformes portées par la loi dite Le Meur. Ces textes marquent un durcissement ciblé sur les meublés non classés, avec une révision des abattements et des plafonds applicables. L'objectif du législateur : encadrer davantage la location saisonnière tout en maintenant un régime différencié pour les logements classés.

Le cadre fiscal des LMNP (location meublée non professionnelle) et LMP reste toutefois inchangé : les revenus issus d'un meublé de tourisme relèvent des BIC (Bénéfices industriels et commerciaux). Le loueur a quant à lui toujours accès à deux régimes fiscaux (micro-BIC ou réel).

Voyons concrètement comment ces changements s'appliquent selon le régime fiscal applicable à votre activité.

Fiscalité 2026 des meublés de tourisme au micro-BIC

Les locations meublées sont imposées par défaut au régime du micro-BIC, mais ce n'est pas toujours l'option la plus avantageuse fiscalement.

Cela est d'autant plus vrai depuis que la loi Le Meur, dite « anti-Airbnb », a modifié les plafonds et abattements applicables à ce régime :

Type de location meublée Plafond des recettes annuelles Abattement forfaitaire
Chambres d'hôtes, meublés de tourisme classés 77 700 € 50 %
Meublés de tourisme non classés 15 000 € 30 %

Ce changement a considérablement réduit l'accès au régime micro-BIC pour les locations saisonnières.

Calcul de l'impôt des meublés de tourisme au micro-BIC

Le bénéfice taxable de vos revenus locatifs est égal aux recettes annuelles (loyers, charges et autres recettes) diminuées d'un abattement dont le montant, selon le texte de la loi « Le Meur » pour l'imposition des revenus 2025 est de :

  • 30 % pour les meublés de tourisme non classés ;
  • 50 % pour les meublés de tourisme classés.

💡 Exemple :

Vous louez un meublé de tourisme et générez 10 000 € de chiffre d'affaires en 2026 :

  • Votre bien est un meublé de tourisme non classé : votre abattement sera de 30 % et votre bénéfice taxable sera donc de 7 000 € ;
  • Votre bien est un meublé de tourisme classé : votre abattement sera de 50 % et votre bénéfice taxable sera donc de 5 000 €.

Pour calculer votre impôt de location meublée, il faudra ajouter ce résultat aux autres revenus du foyer fiscal. L'ensemble de vos revenus est ensuite soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu ainsi qu'aux prélèvements sociaux (taux fixe de 18,60 %).

Ce qu'il faut retenir :

Le micro-BIC reste simple à appliquer, mais il est rarement optimal pour un meublé de tourisme non classé, compte tenu du durcissement des plafonds et des abattements.

Bon à savoir :

Vous êtes loueur en meublé professionnel ou non professionnel et avez choisi le micro-BIC pour déclarer vos revenus locatifs ?
Vous pouvez changer d'avis et opter pour le régime réel. Si votre activité existait déjà en 2025, l'option doit être exercée avant mai-juin 2026 pour s'appliquer aux revenus de 2026. En cas de création en 2026, vous pouvez exercer cette option jusqu'à mai-juin 2027 pour une application aux revenus de 2026.

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Fiscalité du réel simplifié pour les meublés de tourisme

Le régime réel simplifié s'applique de plein droit aux loueurs de bien immobilier de tourisme dont les recettes annuelles issues de leur activité locative dépassent les plafonds du micro-BIC et jusqu'à 945 000 € hors taxes. Mais tout contribuable peut également demander à en relever, sans montant de recettes minimum.

Cette option peut se révéler très avantageuse grâce au mécanisme de déduction des charges et amortissements.

Le régime réel normal concerne les propriétaires-bailleurs percevant des recettes supérieures à 840 000 € par an.

Avantages du régime réel :

En bénéficiant du réel simplifié, vous avez la possibilité de déduire vos amortissements et vos charges de vos revenus de location meublée.

Il s'agit d'une solution particulièrement avantageuse si vous avez des travaux de rénovation ou de construction à effectuer après l'achat de votre logement.

Vous pouvez également déduire un grand nombre de charges :

  • les factures d'entretien ;
  • les frais de gestion ;
  • les honoraires d'expertise comptable ou de logiciel comptable ;
  • votre abonnement téléphonique et Internet ;
  • les frais de notaire ;
  • les intérêts d'emprunt ;
  • la taxe foncière si votre bien est inscrit à l'actif.

Dans de nombreux cas, le régime réel permet de neutraliser l'imposition pendant plusieurs années. La déduction des charges et amortissements a donc un impact réel sur le niveau d'imposition !

Vous hésitez encore entre micro-BIC et régime réel ?Utilisez gratuitement notre simulateur qui vous permettra d'évaluer vos économies d'impôts en fonction de votre choix :

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Pour aller plus loin et comprendre comment appliquer ces règles à votre situation, écoutez notre podcast dédié à la fiscalité des meublés de tourisme. Nos experts détaillent les mécanismes d'imposition et partagent des conseils pratiques pour optimiser votre investissement.

Meublé de tourisme en LMNP ou LMP : les différences

Attention, le statut du loueur en meublé est différent du régime fiscal ! Il s'agit d'un statut juridique déterminé selon des conditions de revenus annuels.

LMNP ou LMP : les conditions de recettes

Pour être considéré comme loueur en meublé professionnel (LMP), il faut remplir les deux conditions suivantes :

  1. Les recettes annuelles issues de l'activité (total des loyers toutes taxes comprises et charges comprises) pour l'ensemble des membres du foyer fiscal dépassent 23 000 € sur l'année civile ;
  2. Ces recettes sont supérieures au montant total des autres revenus d'activité du foyer fiscal (salaires, autres BIC, etc.).

Si l'une de ces conditions n'est pas remplie, le loueur est considéré comme LMNP (Location Meublée Non Professionnelle).

Statut Conditions
LMP (Location Meublée Professionnelle) Recettes locatives > 23 000 € et supérieures aux autres revenus du foyer fiscal
LMNP (Location Meublée Non Professionnelle) Recettes < 23 000 € ou inférieures aux autres revenus du foyer fiscal

Le statut LMNP ou LMP entraîne des conséquences fiscales spécifiques aux meublés de tourisme.

Le régime des plus-values

Pour le loueur en meublé professionnel (LMP) :

  • Il relève du régime des plus-values professionnelles, qui distingue la plus-value à court terme (pour les biens détenus moins de 2 ans ou ayant subi des amortissements) et la plus-value à long terme ;
  • Lorsque l'activité est exercée depuis plus de 5 ans, la plus-value est exonérée si les recettes sont inférieures à 90 000 €. Une exonération partielle s'applique pour des recettes inférieures à 126 000 € ;
  • Pour les chambres d'hôtes et les meublés de tourisme, les seuils sont plus favorables : l'exonération totale s'applique jusqu'à 250 000 € de recettes et l'exonération partielle pour des recettes comprises entre 250 000 € et 350 000 € ;
  • La plus-value à court terme est imposée à l'impôt sur le revenu et aux cotisations sociales, tandis que la plus-value à long terme est imposée à 12,8 % + prélèvements sociaux de 18,6 %.

Pour le loueur en meublé non professionnel (LMNP) :

  • Les LMNP relèvent du régime des plus-values des particuliers, avec des abattements légaux : exonération d'impôt sur le revenu après 22 ans de détention et exonération des prélèvements sociaux après 30 ans ;
  • La plus-value est imposée à 19 % pour l'impôt sur le revenu et 17,2 % pour les prélèvements sociaux ;
  • Une taxe supplémentaire s'applique si la plus-value imposable dépasse 50 000 €, avec un taux variable de 2 % à 6 % selon le montant de la plus-value.

Ce qu'il faut retenir :

Les LMP bénéficient de seuils d'exonération plus élevés et d'une distinction entre court et long terme. Les LMNP ne sont imposables qu'en cas de vente, avec des abattements progressifs selon la durée de détention.

Le régime social

Le régime social applicable varie selon le statut du loueur et le type de location.

Pour le loueur en meublé professionnel (LMP) :

  • Les LMP sont obligatoirement assujettis aux cotisations sociales (inscription à la Sécurité sociale des indépendants) ;
  • Les cotisations représentent entre 35 % et 40 % des bénéfices réalisés ;
  • En cas d'absence de bénéfice, le loueur doit verser un forfait minimal d'environ 1 220 €.

Pour le loueur en meublé non professionnel (LMNP) :

  • Les LMNP supportent uniquement les prélèvements sociaux au taux de 18,6 % sur leurs revenus imposables ;
  • Si les recettes locatives annuelles sont inférieures à 77 700 €, le loueur peut s'affilier directement au régime général de la Sécurité sociale ;
  • Cas particulier des locations saisonnières : si les recettes annuelles issues de la location courte durée (type Airbnb) dépassent 23 000 €, le loueur devient assujetti aux cotisations sociales dans les mêmes conditions que les LMP.

A retenir :

L'activité de LMP est considérée comme professionnelle. Le loueur relève du régime des travailleurs indépendants et dépend de la Sécurité sociale des indépendants. Il n'est plus soumis aux prélèvements sociaux classiques des LMNP (18,6 %), mais aux cotisations sociales comprises entre 35 % et 40 % des bénéfices réalisés.

Le traitement des déficits

Le traitement des déficits fiscaux dépend aussi du statut du loueur.

Pour le loueur en meublé professionnel (LMP) :

  • En LMP au réel, les charges liées à votre activité peuvent générer un déficit fiscal ;
  • Ce déficit peut être imputé sur votre revenu global. Cela permet de réduire l'imposition de l'ensemble de votre foyer fiscal ;
  • Si le déficit n'est pas entièrement utilisé au cours de l'année, il peut être reporté sur les six années suivantes.

Pour le loueur en meublé non professionnel (LMNP) :

  • En LMNP au réel, le déficit fiscal est plus limité ;
  • Il ne peut s'imputer que sur les BIC non professionnels issus de la location meublée ;
  • Les déficits non utilisés peuvent être reportés pendant 10 ans, mais uniquement sur des bénéfices LMNP futurs.

Ce qu'il faut retenir :

Le déficit fiscal en LMP peut réduire l'ensemble des revenus du foyer et se reporter pendant 6 ans. Le déficit LMNP ne s'applique qu'aux revenus de location meublée et est reportable pendant 10 ans.

Quelles sont les taxes payables en meublé de tourisme ?

Voici les taxes applicables aux logements touristiques et les cas d'exonération :

Cotisation Foncière des entreprises (CFE)

Les propriétaires-bailleurs qui proposent en location ou sous-location une partie de leur logement personnel au titre de « meublé de tourisme » en résidence principale ou secondaire sont exonérés de CFE. Attention, les collectivités locales peuvent tout de même délibérer et appliquer la taxe.

Taxe d'habitation

Si le meublé de tourisme est la résidence principale du loueur, ce dernier est exonéré de taxe d'habitation. Par contre, il devra dans ce cas payer la CFE (Cotisation foncière des Entreprises).

Taxe de séjour

Beaucoup de communes touristiques imposent une taxe de séjour aux locataires de passage. La taxe de séjour est comprise entre 1 et 5 % du prix de la nuitée et peut être calculée au réel ou au forfait. En principe c'est le propriétaire-bailleur qui la collecte auprès du locataire et qui la reverse à la commune.

Depuis janvier 2019, les plateformes intermédiaires de location qui permettent de gérer la location saisonnière à distance (comme Airbnb ou Booking) doivent collecter la taxe de séjour pour les loueurs en meublé non professionnels faisant appel à leurs services.

Le montant de la taxe de séjour est fixé par la commune d'après le barème de tarification présenté dans l'article L2333-30 du Code général des collectivités territoriales. Vous pouvez visualiser son montant dans votre commune sur le site des impôts dédié à la taxe de séjour.

TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée)

La location meublée est en principe exonérée de TVA. Dans ce cas, le loueur ne collecte donc pas cette taxe et ne peut pas la récupérer.

La TVA s'applique uniquement si le bailleur propose au moins trois prestations para-hôtelières parmi les quatre suivantes :

  • Petit-déjeuner ;
  • Nettoyage régulier ;
  • Accueil ou réception de la clientèle ;
  • Fourniture du linge de maison.

Toutefois, si le chiffre d'affaires tiré de la location meublée reste inférieur à 85 000 €, le loueur bénéficie de la franchise en base de TVA. Il n'a donc aucune formalité administrative à accomplir.

Attention :

Le simple fait de remettre un logement propre avec du linge fourni est désormais considéré comme une prestation de nettoyage et de fourniture de linge.
Pour éviter la TVA, vous pouvez supprimer le petit-déjeuner ou automatiser la remise des clés via une boîte sécurisée. Si le client a le choix entre remise manuelle ou boîte à clés, l'administration considérera la prestation comme réalisée.

Comment déclarer un meublé de tourisme aux impôts ?

La déclaration de vos revenus locatifs dépend de votre régime d'imposition.

Déclaration au micro-BIC

Vous devrez compléter une déclaration de revenus 2042-C-Pro. Il faut la remplir en même temps que votre déclaration d'impôt sur les revenus.

La date limite de déclaration est en mai ou juin de chaque année.

Déclaration au régime réel

Il faut d'abord établir une liasse fiscale. Celle-ci comprend notamment le formulaire 2031‑SD et les annexes 2033.

Les annexes 2033 incluent quant à elles :

  • un bilan simplifié ;
  • un compte de résultat de l'exercice ;
  • un tableau des amortissements et immobilisations ;
  • un relevé des amortissements dérogatoires, de provisions et des déficits à reporter ;
  • un tableau qui permet de calculer la valeur ajoutée produite au cours de l'année fiscale.

Une fois cette liasse complétée et transmise au Service des Impôts des Entreprises, vous reportez votre résultat sur votre déclaration de revenus n°2042‑C‑PRO.

La déclaration complète doit être télétransmise à l'administration fiscale ou envoyée au centre des impôts dont dépend votre meublé de tourisme. Attention, si vous choisissez d'envoyer votre déclaration en version papier vous subirez une majoration des droits de 0,2 %, cette majoration ne pouvant être inférieure à 60 €.

Bon à savoir :

La date limite de réception de la déclaration de revenus locatifs meublés au réel simplifié est en mai de chaque année !

Remplir la déclaration de revenus au réel simplifié est plus complexe. En effet, il faut réussir le calcul des amortissements par composants demandés par l'administration fiscale. Faites-vous accompagner pour la comptabilité de votre location meublée et déclarez vos revenus locatifs en toute sérénité !


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FAQ

Quelle est la fiscalité d'un meublé de tourisme en 2026 ?

La fiscalité des meublés de tourisme dépend du statut du loueur (LMNP ou LMP) et du régime fiscal applicable (micro-BIC ou réel). Les revenus sont imposés au titre des BIC. Les micro-BIC bénéficient d'un abattement forfaitaire (30 % ou 50 %) pour le calcul de leur résultat imposable. Le régime réel permet de déduire les charges liées à l'activité et amortissements sur le bien, le mobilier et certains travaux.

Quelle est la différence fiscale entre un meublé de tourisme classé et non classé ?

Les meublés classés bénéficient de plafonds et d'abattements plus favorables au micro-BIC : 77 700 € de recettes annuelles et 50 % d'abattement, contre 15 000 € et 30 % pour un logement non classé. Au réel, la différence tient surtout à la possibilité d'amortir le mobilier, le bien et certains travaux.

Quel est le plafond du micro-BIC pour un meublé de tourisme en 2026 ?

Le plafond micro-BIC varie selon le classement du bien. Pour un meublé de tourisme classé, il est fixé à 77 700 € de recettes annuelles. Pour un meublé non classé, le plafond est beaucoup plus faible : 15 000 €. Au-delà de ces montants, le loueur doit passer au régime réel pour déclarer ses revenus.

Quel abattement fiscal s'applique aux meublés de tourisme au micro-BIC ?

Au micro-BIC, les meublés classés bénéficient d'un abattement de 50 %, tandis que les meublés non classés bénéficient d'un abattement de 30 %. L'abattement couvre automatiquement les charges et frais liés à la location. Il ne permet donc pas de déduire ses dépenses réelles.

Le régime réel est-il plus avantageux que le micro-BIC pour un meublé de tourisme ?

Le régime réel est souvent plus intéressant lorsque les charges et amortissements sont élevés. Il permet de déduire toutes les dépenses réelles (travaux, intérêts d'emprunt, frais de gestion, amortissement du bien et du mobilier, etc.). Cela peut neutraliser totalement l'imposition pendant plusieurs années.

Peut-on louer un meublé de tourisme en LMNP ?

Oui, vous pouvez louer un meublé de tourisme en LMNP si les recettes annuelles retirées de cette activité (total des loyers toutes taxes comprises et charges comprises) par l'ensemble des membres du foyer fiscal ne dépassent pas 23 000 € sur l'année civile et qu'elles sont inférieures au montant total des autres revenus d'activité du foyer fiscal (salaires, autres BIC).

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Miniature Baptiste BOCHART Article rédigé par Baptiste BOCHART

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