L'essentiel :
L'investissement en location meublée attire chaque année de plus en plus de particuliers à la recherche de revenus complémentaires et d'une fiscalité optimisée. Pour autant, réussir un achat LMNP ne consiste pas uniquement à trouver un appartement rentable, mais également à faire les bons choix en
L'investissement en location meublée attire chaque année de plus en plus de particuliers à la recherche de revenus complémentaires et d'une fiscalité optimisée. Pour autant, réussir un achat LMNP ne consiste pas uniquement à trouver un appartement rentable, mais également à faire les bons choix en termes de fiscalité, ainsi que réaliser les bonnes démarches pour garantir un début d'activité sans accroc. Ainsi, le type de bien acheté, le prix d'acquisition, le mode de financement, les travaux réalisés ou encore le choix du régime fiscal vont conditionner l'efficacité de l'investissement réalisé au statut LMNP pendant de nombreuses années, et mieux vaut ne pas découvrir trop tard que certaines décisions prises au moment de l'achat sont irréversibles ou difficilement optimisables par la suite.
Pour vous accompagner au mieux dans la concrétisation de votre projet d'investissement, nous vous présentons, dans cet article, toutes les étapes importantes que vous devrez garder à l'esprit dans le cadre de votre achat LMNP.
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Un achat LMNP consiste Ă acquĂ©rir un bien immobilier destinĂ© Ă ĂȘtre louĂ© meublĂ© sous le statut de Loueur en MeublĂ© Non Professionnel (LMNP). Ce statut permet de percevoir des revenus locatifs meublĂ©s, dont la fiscalitĂ© relĂšve du rĂ©gime des BĂ©nĂ©fices Industriels et Commerciaux (BIC), qui s'avĂšre plus avantageuse que celle des revenus fonciers, applicable aux logements louĂ©s vides.
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Rappel : |
Le statut LMNP permet à un particulier de louer un logement meublé tout en bénéficiant d'un régime fiscal spécifique. Pour une présentation complÚte du fonctionnement du statut, il est utile de consulter nos pages dédiées au statut LMNP et aux avantages de la location meublée non professionnelle.
L'une des spĂ©cificitĂ©s du statut LMNP est que les consĂ©quences fiscales commencent dĂšs l'acquisition du bien, et non au moment de la premiĂšre dĂ©claration. Il est ainsi essentiel de ne pas confondre la date de dĂ©but d'activitĂ© de location meublĂ©e et la date d'accueil du premier locataire. Ainsi, dans le cadre d'un investissement locatif, il est possible de dĂ©clarer une date de dĂ©but d'activitĂ© identique Ă la date d'achat du bien. De cette façon, toutes les dĂ©penses rĂ©alisĂ©es Ă partir de la date de dĂ©but d'activitĂ© peuvent ĂȘtre dĂ©duites en charges ou amorties, comme les frais de notaire, les travaux, ou encore les dĂ©penses de mobilier.
L'amortissement, notion centrale dans le cadre d'un achat LMNP relevant du régime réel, correspond à un mécanisme comptable permettant de répartir la valeur d'un bien, des travaux, et du mobilier sur une durée d'utilisation, qui est variable selon les différents éléments qui composent le bien. En LMNP au régime réel, les déductions permises par l'amortissement donnent bien souvent aux loueurs la possibilité de réduire fortement leur résultat imposable, et donc de limiter l'imposition de leurs loyers. Le détail du mécanisme est présenté dans notre guide sur le calcul de l'amortissement en LMNP.
L'achat LMNP ancien reste aujourd'hui l'une des stratĂ©gies les plus recherchĂ©es par les investisseurs, et cela pour plusieurs raisons. La premiĂšre concerne bien Ă©videmment le prix d'acquisition des logements, souvent infĂ©rieur Ă celui de logements neufs. Et mĂȘme si des travaux sont Ă prĂ©voir, qu'il s'agisse d'un simple rafraĂźchissement, d'un amĂ©nagement intĂ©rieur, ou de travaux plus consĂ©quents comme de la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique, le rĂ©gime rĂ©el permet justement d'en attĂ©nuer le coĂ»t en dĂ©duisant leur montant du revenu imposable du loueur. S'ils peuvent, Ă premiĂšre vue, reprĂ©senter uniquement un coĂ»t supplĂ©mentaire pour l'investisseur, les travaux permettent donc, en rĂ©alitĂ©, d'augmenter la valeur du bien, voire son prix de location, tout en augmentant la base amortissable et donc en rĂ©duisant lâimposition.
De plus, les logements anciens sont bien souvent situés à des emplacements plus centraux dans les agglomérations, ce qui en renforce l'attrait pour les locataires, de longue comme de courte durée.
Bien entendu, l'acquisition d'un bien ancien ne doit toutefois pas ĂȘtre rĂ©alisĂ©e sans un minimum de vĂ©rifications, comme la note de DPE ou la faisabilitĂ© des travaux envisagĂ©s. Pour approfondir les spĂ©cificitĂ©s de ce type dâachat, consultez notre guide consacrĂ© Ă lâinvestissement en LMNP ancien.
L'achat LMNP dans le neuf attire les investisseurs souhaitant acquérir un logement récent sans travaux immédiats. Dans de nombreux cas, ces achats sont réalisés lorsque les logements sont en cours de construction, dans le cadre d'une vente en état futur d'achÚvement (Vefa).
L'un des principaux avantages du neuf rĂ©side dans des frais de notaire rĂ©duits, gĂ©nĂ©ralement autour de 2 Ă 3 % du prix du bien, contre environ 7 Ă 8 % dans l'ancien. Le logement est Ă©galement livrĂ© prĂȘt Ă louer, avec des performances Ă©nergĂ©tiques conformes aux derniĂšres normes, ce qui rĂ©duit donc les risques de travaux imprĂ©vus Ă court terme.
En revanche, le prix d'achat est souvent plus élevé que dans l'ancien, et, selon l'avancement des travaux, les investisseurs doivent penser à anticiper les délais de livraison, qui peuvent parfois s'allonger au fil du temps.
Par ailleurs, avant d'investir, il est nécessaire de se montrer prudent face à certaines projections commerciales trop optimistes, concernant la demande locative ou les rendements annoncés par exemple. Les particularités de cette opération sont détaillées dans notre guide sur l'achat LMNP en Vefa.
Si elle est moins connue, l'acquisition en résidence de services constitue également une solution d'investissement accessible aux LMNP. Dans ce modÚle, l'investisseur signe généralement un bail commercial avec un gestionnaire qui exploite la résidence, s'occupe de trouver des locataires, et verse les loyers directement au LMNP.
Le public susceptible d'ĂȘtre intĂ©ressĂ© par les rĂ©sidences de services est variĂ©, puisque les rĂ©sidences Ă©tudiantes, seniors, de tourisme ainsi que les EHPAD sont considĂ©rĂ©s comme des rĂ©sidences de services.
L'avantage principal d'un tel investissement réside bien évidemment dans la gestion déléguée de l'activité, puisque le propriétaire n'a généralement pas à gérer directement les locataires ni l'exploitation quotidienne du logement. De plus, le bail commercial conclu avec le gestionnaire prévoit souvent des loyers garantis pendant une certaine durée.
Cependant, ce type d'investissement implique une forte dĂ©pendance au gestionnaire. En cas de dĂ©faillance de celui-ci, la rentabilitĂ© peut ĂȘtre fragilisĂ©e. De plus, la revente peut Ă©galement ĂȘtre plus complexe que pour un appartement classique.
Pour comparer les deux approches, vous pouvez consulter nos guides sur le LMNP non gĂ©rĂ© et sur lâinvestissement en EHPAD sous le statut LMNP.
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CritĂšre |
Ancien |
Neuf (Vefa) |
Résidence de services |
|---|---|---|---|
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Prix d'achat |
Souvent plus accessible |
Généralement plus élevé |
Variable selon le secteur |
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Frais de notaire |
Environ 7 Ă 8 % |
Environ 2 Ă 3 % |
Variables |
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Gestion locative |
à gérer directement ou via agence |
à gérer directement ou via agence |
Gestion déléguée |
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Travaux amortissables |
Oui, souvent importants |
Limités au départ |
Variables |
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Risque locatif |
Dépend du marché local |
Dépend du marché local |
Dépend du gestionnaire |
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Liquidité revente |
Bonne dans les zones tendues |
Bonne si emplacement qualitatif |
Parfois plus faible |
Le financement Ă crĂ©dit est souvent recommandĂ© dans le cadre d'un investissement en location meublĂ©e au statut LMNP, Ă plus forte raison si le loueur fait le choix de relever du rĂ©gime rĂ©el d'imposition, puisque ce rĂ©gime fiscal permet de dĂ©duire les intĂ©rĂȘts d'emprunt des revenus locatifs imposables. Les intĂ©rĂȘts d'emprunt vont donc venir se cumuler avec les autres dĂ©penses dĂ©ductibles ainsi qu'Ă l'amortissement du bien, ce qui permet bien souvent de rĂ©duire considĂ©rablement le montant de revenus de location imposables.
Par ailleurs, le recours au crédit permet également de profiter de l'effet de levier bancaire, dont l'objectif est d'utiliser les loyers futurs pour rembourser une partie importante du financement du bien. Les futurs loyers seront également pris en compte par les banques afin de déterminer la capacité d'emprunt. Attention toutefois, les établissements bancaires ne prennent souvent en compte, par précaution, qu'une fraction des revenus prévisionnels, qui se situe aux alentours de 70 %.
S'il s'agit d'une situation plus rare, il reste parfois possible d'investir en location meublĂ©e sans apport. En effet, il arrive que les banques accordent un financement intĂ©gral lorsque le dossier prĂ©sente une situation professionnelle stable, une bonne capacitĂ© d'Ă©pargne et un endettement maĂźtrisĂ©. Tout comme dans le cadre d'un emprunt classique, les revenus locatifs futurs peuvent aussi ĂȘtre intĂ©grĂ©s dans l'analyse bancaire afin d'amĂ©liorer la capacitĂ© d'emprunt.
Néanmoins, un financement sans apport implique souvent des conditions d'octroi plus exigeantes, et une telle solution s'avÚre assez rare. Pour autant, les investisseurs souhaitant approfondir cette stratégie peuvent consulter notre guide dédié pour savoir comment emprunter sans apport pour son investissement locatif.
Afin de débuter son activité dans les bonnes conditions, il est important pour les investisseurs de se faire une idée claire des frais nécessaires au lancement de leur activité, et ce afin de calculer au mieux leur rentabilité.
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Poste de dépense |
Montant indicatif |
Amortissable / déductible ? |
|---|---|---|
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Prix d'acquisition du bien |
Selon le marché |
Oui, hors valeur du terrain |
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Frais de notaire |
2 Ă 8 % |
Oui |
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Frais d'agence |
Variable |
Oui |
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Travaux de mise en conformité |
Variable |
Oui |
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Ameublement |
Quelques milliers d'euros |
Oui |
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Frais de dossier / garantie |
Variable |
Généralement déductibles |
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Diagnostics immobiliers |
Quelques centaines d'euros |
Oui |
En LMNP au régime réel, la quasi-totalité des frais engagés lors de l'achat entre dans la base amortissable ou est directement déductible. C'est pourquoi il est important de conserver toutes les factures dÚs le premier jour. Il s'agit donc d'une erreur à éviter pour les investisseurs débutants, à qui il arrive de jeter leurs factures d'ameublement, de travaux ou de frais annexes aprÚs l'achat.
Pourtant, ces justificatifs sont indispensables pour optimiser la fiscalitĂ© future. Le dĂ©tail de ce qui peut ĂȘtre dĂ©duit est prĂ©sentĂ© dans notre guide sur les dĂ©penses de location meublĂ©e dĂ©ductibles des impĂŽts.
En location meublée, l'immatriculation de l'activité sur le site de l'INPI constitue une démarche obligatoire. Elle permet aux loueurs d'obtenir un numéro de SIRET pour leur activité.
Cette immatriculation doit ĂȘtre rĂ©alisĂ©e dans les 15 jours qui suivent le dĂ©but de l'activitĂ©. Attention, le dĂ©but de l'activitĂ© est souvent confondu avec le moment de l'accueil du premier locataire. Ce moment correspond en rĂ©alitĂ© Ă la premiĂšre dĂ©pense faite pour les besoins de l'activitĂ©, qui peut donc ĂȘtre la date d'achat du bien, ou encore la date d'achat des premiers meubles si elle est antĂ©rieure Ă celle du logement.
Les dĂ©marches dĂ©taillĂ©es sont expliquĂ©es dans notre guide consacrĂ© Ă lâimmatriculation LMNP sur l'INPI.
Comme pour tout investissement, le choix du rĂ©gime fiscal constitue une dĂ©cision stratĂ©gique majeure. En location meublĂ©e, deux options existent : le rĂ©gime micro-BIC et le rĂ©gime rĂ©el d'imposition. Il est donc important de bien se renseigner sur le rĂ©gime le plus favorable pour l'activitĂ© avant mĂȘme l'achat, dĂšs le moment de la conception du projet, et d'indiquer ensuite le choix fait lors de l'immatriculation de l'activitĂ©.
Pour une comparaison détaillée des deux options, consultez notre guide micro-BIC ou régime réel.
à noter : en cas de mauvais choix, ou d'évolution de la situation, il est possible de changer de régime fiscal en cours d'activité.
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Ătape |
Délai |
Obligatoire ? |
|---|---|---|
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Signer l'acte de vente chez le notaire |
Jour de l'achat |
Oui |
|
Réaliser les travaux et l'ameublement |
Avant mise en location |
Souvent nécessaire |
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Immatriculer l'activité LMNP |
Dans les 15 jours du début d'activité (souvent la date d'achat du bien) |
Oui |
|
Ouvrir un compte bancaire dédié |
DĂšs le lancement |
Recommandé |
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Choisir son régime fiscal |
Lors de la définition du projet (changement possible par la suite) |
Oui |
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Rédiger et signer le bail meublé |
Avant entrée du locataire |
Oui |
|
Faire réaliser les diagnostics obligatoires |
Avant location |
Oui |
|
Conserver toutes les factures d'achat et de travaux |
DĂšs le premier jour |
Oui |
Pour la rédaction du contrat, notre modÚle de bail de location meublée reprend les mentions attendues par la réglementation.
Le rĂ©gime rĂ©el constitue souvent le principal intĂ©rĂȘt fiscal du LMNP, notamment parce que la valeur annuelle de l'amortissement du bien immobilier est directement calculĂ©e sur la valeur des diffĂ©rents composants du bien (sauf la part terrain, non amortissable), des Ă©ventuels travaux, et du mobilier, Ă laquelle s'appliquent des durĂ©es d'amortissement variables, de l'ordre de 5 ans pour le mobilier, de 10 ans pour les travaux, et d'une trentaine d'annĂ©es pour le logement.
à cela s'ajoutent les charges déductibles, qui rassemblent toutes les dépenses opérées pour les besoins de l'activité.
Un investisseur réalise un achat LMNP dans l'ancien pour un coût de 200 000 euros, auxquels s'ajoutent 15 000 euros de frais de notaire, 10 000 euros de mobilier et 20 000 euros de travaux. Le logement, quant à lui, génÚre 12 000 euros de loyers annuels.
Dans notre exemple, l'amortissement annuel reprĂ©sente, Ă lui seul, prĂšs de 7 500 âŹ, ce qui veut dire que, mĂȘme avant de dĂ©duire les charges de l'activitĂ©, le rĂ©sultat fiscal du loueur n'est plus que de 4 500 âŹ.
Selon le montant des charges dĂ©ductibles, le rĂ©sultat fiscal peut donc ĂȘtre ramenĂ© Ă zĂ©ro, ou, du moins, ĂȘtre largement limitĂ© pendant de nombreuses annĂ©es, permettant ainsi Ă l'investisseur de supporter une imposition trĂšs faible sur ses loyers.
Comme dans tout investissement immobilier, l'emplacement reste dĂ©terminant. Et si le premier rĂ©flexe peut ĂȘtre de privilĂ©gier les secteurs bĂ©nĂ©ficiant d'une demande locative forte (bassins d'emploi dynamiques, villes Ă©tudiantes, zones touristiques ou secteurs mĂ©dicaux pour les rĂ©sidences seniors et EHPAD), il peut Ă©galement ĂȘtre intĂ©ressant de considĂ©rer de plus petites villes, dans lesquelles il est possible d'atteindre des rendements plus Ă©levĂ©s, en raison de prix Ă l'achat souvent plus faibles.
Ainsi, en matiĂšre de localisation, le maĂźtre mot pour un investissement rĂ©ussi est celui de la cohĂ©rence : entre les projets de lâinvestisseur, le budget, le type de locataires ciblĂ©s et le rendement attendu.
Avant d'investir dans l'immobilier locatif, il est particuliĂšrement important de dĂ©terminer le type de locataire ciblĂ© : longue durĂ©e ou vacancier, personne seule, couple ou famille, Ă©tudiant ou actif, voire colocation. Le choix conditionne bien Ă©videmment le type de bien qui devra ĂȘtre mis en location. Il convient donc de bien vĂ©rifier qu'une demande existe pour le type de locataire ciblĂ© dans la zone oĂč est rĂ©alisĂ© l'investissement et pour un tel type de logement.
Par exemple, viser des locataires étudiants dans un T3 situé en périphérie à moins de chances d'aboutir par rapport à un studio ou T1 bien aménagé proche des universités et des transports.
En LMNP, le rendement brut ne suffit pas Ă lui seul pour juger la qualitĂ© dâun investissement, et il est prĂ©fĂ©rable dâestimer avec prĂ©cision le rendement net aprĂšs fiscalitĂ©, qui constitue souvent un indicateur plus pertinent. Notre guide sur le rendement locatif : dĂ©finition, calcul et exemples dĂ©taille la mĂ©thode de calcul.
En pratique, beaucoup d'investisseurs cherchent un rendement brut minimal compris entre 4,5 % et 5 %, mais la véritable rentabilité de l'opération dépendra surtout du choix du régime fiscal, et de la capacité de l'investisseur à manier correctement les mécanismes du régime réel en location meublée, ou d'avoir recours à un spécialiste pour bénéficier de son accompagnement sur le sujet.
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Certaines erreurs reviennent réguliÚrement chez les investisseurs débutants. Parmi les plus courantes, on retrouve :
Acheter un bien sans vérifier la demande locative locale ;
Oublier l'étape capitale de l'immatriculation et de la déclaration de la date de début d'activité ;
Sous-estimer le coût global du projet (travaux, mobilier, frais de notaire et bancaires) et ainsi fausser le calcul de la rentabilité ;
Choisir son régime fiscal par défaut et préférer la simplicité déclarative à l'optimisation de la fiscalité locative ;
Négliger l'analyse de la fiabilité du gestionnaire et des clauses du bail commercial, dans le cas d'un achat en résidence de services.
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Article rédigé par Baptiste BOCHART