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L'essentiel :

  • Le seuil LMNP de 23 000 € s'apprécie en recettes brutes encaissées, avant déduction des charges, des intérêts d'emprunt et des amortissements.
  • Le passage au statut LMP suppose deux conditions cumulatives : dépasser 23 000 € de recettes de location meublée et dépasser les autres revenus d'activité du foyer fiscal.
  • Les recettes de location meublée sont retenues pour leur montant brut, alors que les autres revenus d'activité du foyer sont retenus pour leur montant net imposable.
  • En micro-BIC, le plafond 2026 est de 15 000 € pour les meublés de tourisme non classés et de 83 600 € pour les autres locations meublées.
  • En location de courte durée, le dépassement de 23 000 € de recettes peut entraîner l'assujettissement aux cotisations sociales à la place des prélèvements sociaux.
  • La taxe de séjour collectée puis reversée à la commune n'entre pas dans l'appréciation du seuil de 23 000 €.


Nous recevons de nombreuses questions sur les plafonds LMNP en 2026. Lorsque l'on pratique une activité de location meublée non professionnelle, il existe 3 types de plafonds à connaître :

  • celui du statut LMNP ;
  • celui lié à la fiscalité avec l'abattement forfaitaire du régime fiscal micro-BIC ;
  • et celui du paiement des cotisations sociales en location de courte durée.

Pour vous aider à mieux les comprendre, nous vous présentons chacun de ces seuils LMNP dans cet article.

Quel plafond pour relever du statut LMNP en 2026 ?

Suite à votre immatriculation, qui vous permettra d'obtenir votre numéro SIRET pour votre activité de location meublée, vous recevrez le statut de loueur en meublé non professionnel, ou LMNP, que vous conserverez tant que vous resterez en dessous d'un certain plafond de recettes.

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Quelles conditions entraînent le passage du statut LMNP au LMP ?

Le statut de LMNP se définit en réalité par rapport au statut de LMP (loueur en meublé professionnel). Ainsi, vous relèverez du statut de LMNP tant que vous ne remplissez pas les conditions pour être considéré comme LMP.

Ces dernières, précisées à l'article 155 du CGI, concernent les recettes brutes de l'activité de location meublée.

Ainsi, il est nécessaire qu'elles remplissent une double condition, à savoir qu'elles doivent :

  • être d'un montant supérieur à 23 000 € par an ;
  • représenter une somme supérieure à celle des autres revenus d'activité du foyer fiscal.

Ces deux conditions sont cumulatives. Ainsi, vous conservez le statut LMNP tant que vos recettes brutes de location meublée restent sous le seuil de 23 000 €, ou qu'elles demeurent inférieures aux autres revenus d'activité de votre foyer fiscal.

Pour aller plus loin : LMNP ou LMP : comment choisir ? Quelles sont les différences ?

Quels sont les revenus pris en compte pour la LMNP ?

Du côté de l'activité de location meublée, ce sont les recettes brutes qui seront prises en compte, autrement dit le montant total de vos recettes locatives, toutes charges comprises, et donc sans aucune déduction.

Cela représente donc le total de toutes les sommes que vous avez perçues dans le courant de l'année.

Du côté de vos autres revenus d'activité, ce sont les revenus d'activité retenus pour leur montant net imposable qui sont pris en compte, après application de l'abattement forfaitaire ou après déduction des frais réels selon le régime applicable. Pour les contribuables non-résidents, les revenus d'activité perçus à l'étranger et soumis à un impôt équivalent peuvent également être intégrés dans cette comparaison.

Vos traitements et salaires seront donc bien évidemment comptabilisés, mais pas seulement. Ainsi, sont considérés comme des revenus d'activités :

  • les pensions et rentes viagères ;
  • les bénéfices agricoles, les bénéfices non commerciaux, ainsi que les autres bénéfices industriels et commerciaux qui ne sont pas reliés à l'activité de location meublée ;
  • les revenus des gérants et associés.

Attention, les revenus fonciers, quant à eux, ne sont pas pris en compte.

Brut ou net : que comprend exactement le calcul ?

Pour apprécier le seuil de 23 000 € du statut LMNP, l'administration fiscale retient les recettes brutes encaissées au titre de l'activité de location meublée, conformément à l'article 155, IV-2 du Code général des impôts. Le calcul s'effectue avant déduction des charges, intérêts d'emprunt ou amortissements.

Sont notamment prises en compte les sommes effectivement perçues auprès du locataire, y compris certains frais annexes refacturés.

✅ Inclus dans les recettes brutes ❌ Exclus
Loyers encaissés Caution ou dépôt de garantie
Charges récupérables refacturées Pas-de-porte
Frais de ménage refacturés Taxe de séjour collectée puis reversée à la commune

Tableau récapitulatif : les principaux seuils LMNP en 2026

Seuil Montant 2026 Concerne Conséquence du dépassement
Micro-BIC meublés de tourisme non classés 15 000 € Recettes brutes Passage obligatoire au régime réel
Statut LMNP / LMP 23 000 € Recettes brutes Bascule possible en LMP si les recettes dépassent aussi les autres revenus d'activité du foyer
Micro-BIC location meublée classique / Meublés de tourisme classés 83 600 € Recettes brutes Passage obligatoire au régime réel
Micro-BIC chambres d'hôtes 83 600 € Recettes brutes Passage obligatoire au régime réel

Montants applicables aux revenus 2026, déclarés au printemps 2027, après la revalorisation triennale des seuils micro-BIC.

Exemple chiffré : dépassez-vous le seuil de 23 000 € brut ?

Exemple

Cas A : un bien loué 1 700 € par mois hors charges, avec 100 € de charges récupérables refacturées au locataire.

Le calcul retenu est le suivant : (1 700 € + 100 €) × 12 = 21 600 € de recettes brutes annuelles. Le seuil de 23 000 € n'est donc pas atteint : le statut LMNP est conservé.

Cas B : un bien loué 1 850 € par mois hors charges, avec 100 € de charges récupérables.

Le calcul retenu est le suivant : (1 850 € + 100 €) × 12 = 23 400 € de recettes brutes annuelles. Le seuil de 23 000 € de recettes brutes est donc dépassé, ce qui signifie que le premier critère du statut LMP est atteint. Il faut alors vérifier le second critère : le montant des autres revenus d'activité du foyer fiscal.

Net ou brut : comment ne pas dépasser le plafond de revenus LMNP ?

Aurélie Travers

La réponse d’Aurélie Travers, conseillère experte JD2M : « Il s’agit premièrement, bien entendu, de la question des prix que vous allez pratiquer, et de la proportion que ces recettes vont représenter par rapport à vos autres revenus. Il peut donc être judicieux de les adapter afin de rester sous le seuil de 23 000 € de recettes brutes applicable au statut LMNP. À ce titre, il est important de garder à l’esprit que les recettes de location meublée, ainsi que les autres revenus d’activité, sont appréciées à la hauteur de l’ensemble des membres du foyer fiscal, qui partagent obligatoirement le même statut. »

Attention donc aux situations dans lesquelles plusieurs membres du foyer fiscal pratiquent une activité de location meublée, ce qui pourrait entraîner des conséquences importantes, même s'il convient de rappeler que le statut de LMP peut aussi avoir ses avantages selon les situations.

Exemple

Monsieur A. pratique la location meublée et génère 50 000 € de recettes. Ses autres revenus d'activité sont de 28 000 €. Puisque Monsieur A. dépasse le plafond des 23 000 € de recettes, et que le montant de ces dernières est supérieur à ses autres revenus d'activité, il est LMP.

Madame B. pratique la location meublée et génère 18 000 € de recettes. Ses autres revenus d'activité sont de 35 000 €. Puisque Madame B. ne dépasse pas le seuil des 23 000 € de recettes, elle est LMNP, peu importe le montant de ses autres revenus d'activité.

Si Monsieur A. et Madame B. passent sur le même foyer fiscal, le montant cumulé de leurs recettes de location meublée sera de 68 000 €, et le montant de leurs autres revenus sera de 63 000 €. Puisqu'ils dépassent le plafond des 23 000 € de recettes, et que le montant de ces dernières est supérieur à leurs autres revenus d'activité, ils seront donc tous deux considérés comme LMP.

Madame B. changerait donc ici de statut en raison de la prise en compte des seuils du statut LMNP à l'échelle du foyer fiscal.

Ces exemples montrent que le seuil LMNP de 23 000 € s'apprécie toujours en recettes brutes encaissées, et non en revenu net après déduction des charges, intérêts d'emprunt ou amortissements comptables.

Quel est le plafond fiscal de la LMNP en 2026 ?

La fiscalité de la LMNP en 2025 a connu quelques bouleversements au travers des changements opérés par la loi de finances quant au régime micro-BIC en location saisonnière.

Ces changements devraient inciter de plus en plus de loueurs à se tourner vers le régime réel et ses avantages fiscaux pour leur activité.

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Les nouveaux seuils du micro-BIC pour les meublés de tourisme

La loi Le Meur a introduit des changements concernant le régime micro-BIC pour les loueurs saisonniers, réduisant à la fois le taux d'abattement, ainsi que le plafond maximum du régime pour ce type particulier d'activité.

Décryptons ensemble les différents cas de figure :

Les seuils du micro-BIC pour les meublés de tourisme non classés

Depuis les revenus perçus en 2025 (déclarés au printemps 2026), le taux d'abattement pour ce type d'activité est de 30 %, et le seuil a été ramené à 15 000 €. Au-delà, le passage au régime réel devient obligatoire.

Exemple

Situation 1 : Monsieur A. loue un meublé de tourisme non classé qui génère 12 000 € de recettes annuelles, ainsi qu'un autre bien meublé, sur de la longue durée, qui lui rapporte 20 000 € de recettes annuelles.

Monsieur A. ne dépasse donc pas le seuil de 15 000 € de recettes pour sa location saisonnière, et ne dépasse pas non plus le seuil de 83 600 € (revenus 2026, pour les futures déclarations à partir du printemps 2027) pour sa location de longue durée. Monsieur A. peut donc relever du régime micro-BIC, avec un taux d'abattement de 30 % pour ses recettes de courte durée, et de 50 % pour ses recettes de longue durée.

Situation 2 : Madame B. loue un meublé de tourisme non classé qui génère 22 000 € de recettes annuelles.

Dans cette situation, Madame B. dépasse le plafond du régime micro-BIC pour la location de courte durée d'un meublé de tourisme non classé.
Ce seul dépassement n'entraîne toutefois pas une sortie immédiate du micro-BIC : le régime reste applicable tant que le seuil de 15 000 € n'a pas été franchi deux années consécutives. Si Madame B. avait déjà dépassé ce seuil l'année précédente, elle relèvera obligatoirement du régime réel la troisième année.

Les seuils du micro-BIC pour les meublés de tourisme classés

Jusqu'en 2024, le régime micro-BIC pour les meublés de tourisme classés était très avantageux, avec un taux d'abattement de 71 %, et un plafond de recettes de 188 700 €.

Pour l'année 2026, les chiffres sont équivalents à ceux d'un bien meublé sur de la longue durée, soit 50 % d'abattement et un plafond fixé à 83 600 € (revenus 2026, pour les futures déclarations à partir du printemps 2027).

Si le classement d'un meublé de tourisme s'avère aujourd'hui moins intéressant qu'auparavant, il est nécessaire de garder à l'esprit les autres avantages du classement, comme celui de mettre le bien en valeur auprès des éventuels locataires, ainsi que la possibilité, dans la plupart des communes, d'obtenir l'exonération du paiement de la CFE grâce à ce dernier.

Exemple

Situation 3 : Madame C. loue un meublé de tourisme classé qui génère 32 000 € de recettes. Elle ne dispose pas d'autres biens mis en location meublée.

Madame C. ne dépasse pas le seuil de 83 600 € de recettes (revenus 2026, pour les futures déclarations à partir du printemps 2027) pour sa location saisonnière, elle peut donc relever du régime micro-BIC et bénéficier de l'abattement de 50 %.

Situation 4 : Monsieur D. loue un meublé de tourisme classé qui génère 11 000 € de recettes, ainsi qu'un autre bien meublé, sur de la longue durée, qui lui rapporte 10 000 € de recettes annuelles.

Monsieur D. ne dépasse donc pas le seuil de 83 600 € de recettes pour sa location saisonnière, ni celui de 83 600 € pour sa location de longue durée, et le total de ses recettes ne dépasse pas non plus le seuil le plus élevé, soit 83 600 €. Monsieur D. pourra donc bien relever du régime micro-BIC, avec un taux d'abattement identique de 50 % pour ses recettes de courte durée et de longue durée.

Ces plafonds sont-ils applicables pour les revenus 2025 déclarés en 2026 ?

Le texte de la loi Le Meur, entrée en vigueur au 1er janvier 2025, précise bien que les nouveaux plafonds et taux d'abattement du régime micro-BIC ne s'appliqueront qu'aux revenus perçus en 2025 et imposés en 2026.

Pour les revenus perçus en 2024, les anciens chiffres de l'article 50 du Code général des impôts dans sa rédaction antérieure à la loi de finances 2024 s'appliqueront.

Quand passer au régime réel d'imposition ?

Les avantages du régime réel

Le régime réel permet aux LMNP d'avoir accès au mécanisme de la déduction des charges et des amortissements. Grâce à ce mécanisme, il leur est possible de déduire de leurs recettes toutes les charges afférentes à leur activité de loueur en meublé, ainsi que l'amortissement de leur bien.

Or, le total de ces déductions permet souvent aux loueurs en meublé de ne pas payer d'impôts sur leurs revenus de location meublée, et ce pendant plusieurs années.

En effet, le déficit créé par les charges, lorsqu'il n'est pas utilisé l'année où il est généré, est reportable pendant 10 ans, tandis que l'amortissement peut être reporté indéfiniment.

Si certains loueurs relèvent du régime réel en raison des évolutions applicables à la location saisonnière ou parce qu'ils estiment ce régime plus adapté à leur situation, d'autres y sont soumis de plein droit. C'est notamment le cas des locations meublées exploitées en indivision avec une immatriculation au nom de l'indivision, pour lesquelles le régime micro-BIC n'est pas applicable. Dans cette configuration, aucun seuil du micro-BIC n'est à surveiller puisque l'imposition relève obligatoirement du régime réel.

Quelles sont les modalités pour passer au régime réel ?

Tout loueur en meublé qui n'en relève pas peut déjà demander à relever du régime réel.

Cette formalité s'accomplit par le biais d'un courrier de levée d'option, qu'il est nécessaire d'adresser à votre centre des impôts.

Il est également possible de réaliser la demande directement en ligne par le biais de votre espace professionnel sur le site des impôts.

Besoin d'aide pour réaliser cette démarche ? JD2M vous propose un courrier de levée d'option personnalisé.

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Courrier de levée d'option

Ce changement nécessite une déclaration formelle auprès de l’administration fiscale en leur envoyant un courrier de levée d'option.

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Une fois mis en place, l'option pour le régime réel sera valable un an, puis reconduite tacitement. Autrement dit, la démarche ne sera à entreprendre qu'une fois.

En conséquence, l'unique point d'attention reste la date à laquelle opérer ce changement de régime :

Stéfano Demari

« Il est impératif que la levée d’option pour le régime réel soit effectuée avant la déclaration de revenus de l’année fiscale concernée par le changement, autrement dit avant le début du mois de juin pour les revenus 2026. Tout loueur en meublé qui a débuté son activité avant 2026 devra donc y songer avant mai ! », tient à préciser Stéfano Demari, Président de JD2M.

Quel est le plafond des cotisations sociales en LMNP ?

Quand doit-on payer des cotisations sociales en LMNP ?

Il existe un troisième seuil moins connu des LMNP, celui du paiement des cotisations sociales.

Normalement assujettis au paiement des prélèvements sociaux, les LMNP peuvent toutefois être contraints de s'acquitter des cotisations sociales, si deux conditions sont réunies :

  • ils pratiquent une activité de location de courte durée ;
  • leur activité de location de courte durée génère un chiffre d'affaires annuel supérieur à un seuil de 23 000 €.

Le cas échéant, les LMNP doivent s'acquitter des cotisations sociales, au même titre que les LMP, la seule différence étant l'option dont ils disposent pour relever du régime général de la sécurité sociale, et non celui des indépendants, duquel les LMP relèvent obligatoirement.

Comprendre les cotisations sociales en LMNP

Sous le régime des travailleurs indépendants, c'est-à-dire lorsque le loueur n'a pas opté pour l'affiliation au régime général, le montant des cotisations sociales est généralement plus élevé que celui des prélèvements sociaux. À titre indicatif, il peut représenter de l'ordre de 35 % à 40 % du revenu soumis à cotisations, contre 18,6 % pour les prélèvements sociaux.

Par ailleurs, même lorsque l'activité dégage un résultat déficitaire, l'affiliation au régime des travailleurs indépendants entraîne le paiement de cotisations minimales. Pour 2026, leur montant est de l'ordre de 1 135 €, auxquels s'ajoute la contribution à la formation professionnelle.

Gardez toutefois à l'esprit que, tant que vous conservez le statut LMNP, si vous êtes dans une situation de location multiple, les cotisations sociales ne seront dues que pour l'activité de courte durée.

Ainsi, si vous cumulez une activité de location meublée de longue durée et une de courte durée, dont les recettes dépassent le seuil de 23 000 €, vous ne paierez des cotisations sociales que sur la fraction des recettes générées par l'activité de courte durée, celles générées par l'activité de longue durée étant, quant à elles, soumises aux prélèvements sociaux.

Cette répartition cesse en revanche de s'appliquer en cas de passage au statut LMP : l'ensemble de l'activité de location meublée est alors soumis aux cotisations sociales, qu'il s'agisse de location de longue durée ou de courte durée.

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FAQ

1. Le seuil de 23 000 € s'apprécie-t-il par bien ou pour l'ensemble des biens ?

Le seuil de 23 000 € ne s'apprécie pas logement par logement, mais à l'échelle de l'ensemble de l'activité de location meublée du foyer fiscal. Tous les revenus issus de locations meublées doivent donc être additionnés : location longue durée, location saisonnière, Airbnb, plusieurs appartements ou maisons. Cette règle s'applique également aux couples mariés ou pacsés soumis à une imposition commune, même si chaque bien appartient juridiquement à un membre différent du foyer.

2. La taxe de séjour collectée sur Airbnb compte-t-elle dans la limite des 23 000 € ?

Non. La taxe de séjour n'est pas prise en compte pour apprécier le seuil de 23 000 €. En effet, elle est collectée pour le compte de la commune puis reversée à celle-ci. Elle ne constitue donc pas une recette imposable du loueur.

3. La CFE et la taxe foncière sont-elles prises en compte dans le seuil LMNP de 23 000 € ?

La cotisation foncière des entreprises (CFE) et la taxe foncière ne sont pas prises en compte dans le calcul du seuil de 23 000 € brut. Il s'agit de charges supportées par le propriétaire, et non de recettes encaissées dans le cadre de l'activité LMNP. Elles peuvent éventuellement être déductibles au régime réel, mais elles n'ont aucun impact sur l'appréciation du seuil permettant de distinguer le statut LMNP du statut LMP.

4. Dépassement du seuil LMNP de 23 000 € : passe-t-on automatiquement en LMP ?

Le dépassement du seuil de 23 000 € brut ne suffit pas, à lui seul, à entraîner automatiquement le passage en loueur en meublé professionnel (LMP). Le statut LMP suppose le respect de deux conditions cumulatives : dépasser 23 000 € de recettes annuelles de location meublée et percevoir, via cette activité, un montant supérieur aux autres revenus d'activité du foyer fiscal. Si ce second critère n'est pas rempli, le statut LMNP reste applicable malgré le dépassement du seuil.

Miniature Mallory Boutron Article rédigé par Mallory Boutron

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